Peu d’articles cet hiver sur ce blog. Peu de travail pour Pakita. Et pourtant ma propre évolution via un travail énergétique sur ma petite personne a poussé encore un peu plus loin les limites de ce dialogue subtil. Ce, par le simple fait que ma « bulle » énergétique s’est allégée de quelques lourdeurs émotionnelles  qui pesaient sur l’harmonie de notre couple cheval/cavalier ; qui gênaient Pakita dans sa locomotion et qui me frustraient dans l’utilisation de mon corps

Cette citation croisée sur Facebook, de Renatto Ricardi a fait tilt …

« Monter à cheval est un art qui prend en considération tous nos mouvements qui ne sont rien d’autre que de l’énergie et quand nous bougeons, nous créons une énergie positive ou négative. Un cavalier qui sait utiliser le cheval de manière positive est un être vivant en harmonie qui bouge avec élégance, sans souffrance, ni force, car les deux êtres se donnent mutuellement, sans rébellion, ni conflit. » Renatto Ricardi.

« Rien en force, tout en délicatesse et en énergie. »

Nuno Oliveira

Cela ne pose aucun problème d’intégrer le mot ENERGIE à toutes ces citations que nous pensons comprendre…

C’est un mot qui revient pourtant souvent dans le domaine équestre (entre autres). Actuellement, la nouvelle mode est au stage « énergétique » autour des chevaux. L’écriture du livre « l’équitation centrée » par Sally Swift a amené une nouvelle conscience à notre équitation. « Le Tao du cheval » écrit par Linka Kohanov a ouvert les cavaliers occidentaux (enfin… pour ceux qui cherchent … )  sur une réalité équine bien plus subtile que celle des humains. Klaus Ferdinand Hempling va encore plus loin dans son dernier livre « Lorsque les chevaux nous parlent » sur ce chemin de retour à soi. ..  Pour ne citer que les auteurs les plus connus qui sont mes bibles depuis déjà quelques années.

Cette réalité est tellement lointaine de la nôtre que lorsque nous pensons toucher « une » vérité, nos chevaux nous emmènent déjà vers une autre magie, toujours plus loin dans leur monde de perceptions. La conscience de ces lois universelles communes à toutes les cultures, toutes les religions, depuis la nuit des temps,  crée l’ouverture d’esprit indispensable aux découvertes subtiles que les chevaux peuvent nous montrer.

« Pour voir certaines choses, il faut y croire… mais pour y croire, il faut les « voir ».

De qui de l’œuf ou de la poule ? Notre esprit cartésien, notre éducation occidentale, briment nos capacités à découvrir les perceptions subtiles. Nous nous accrochons (et particulièrement les cavaliers) à nos codes visuels humains, aux méthodes, aux recettes toutes faites, à l’avis des autres,  aux dogmes établis depuis la démocratisation de l’équitation militaire… pensant nous faire comprendre au mieux par nos chevaux de cette manière.  Chacun fait ce qu’il peut pour rendre son cheval heureux, avec ce qu’il sait. Actuellement, face à toutes les discussions théoriques,  dans ce domaine, nous devenons tous des cavaliers-propriétaires-chercheurs.

Certes, nos chevaux sont suffisamment gentils et intelligents pour se mettre à notre niveau et pour apprendre nos propres codes, notre propre langage, sans que cela soit pour autant le leur.  Ils font cet effort pour nous…  Cette possibilité peut se montrer satisfaisante pour du sport équestre entre humains où seul le classement d’un résultat est gratifiant. Cependant, elle devient très vite limitée pour une réelle compréhension mutuelle sans risquer la mécanisation du geste et pire encore, le relationnel à sens unique. Je ne remercierais jamais assez Pakita d’avoir su me montrer mes erreurs, par la manifestation de ses colères empiriques face à ma limitation dans la compréhension de ses messages subtils.

Cependant, dans les écrits de Sally Swift (où il est fait mention de Tai-chi), dans les écrits  des grands maîtres de tradition française, dans la pratique même des méthodes dites éthologiques..

Il est fait allusion à une « force » subtile, bien plus efficace dans le dialogue avec le cheval, que  la force physique ou le dialogue gestuel que nos chevaux apprennent bon gré mal gré pour nous faire plaisir.

Une « force » loin du monde rationnel et codifié.

Une « force » invisible qu’il est bien difficile d’exprimer en mots sans en avoir vécu le ressenti.

Une force qui s’exerce dans un temps ralenti, au plus profond de nous-mêmes, dans le plus grande douceur que le cheval entend bien mieux que la force musculaire.

Une « force » d’une douceur infinie empruntée aux connaissances ancestrales des arts martiaux capable de  déplacer en harmonie totale, un cavalier et son cheval de quelque 700 kg dans un mouvement commun  telles deux plumes.

Alors …  Pourquoi cette nouvelle rubrique sur  mon blog ? 

J’ai compris que nous accueillons comme « vérité », ce que nous sommes prêts à accueillir à un instant T de notre propre évolution intérieure. Il est bon parfois de regarder un peu d’où nous venons et de mesurer le chemin parcouru pour nous rendre compte que les chevaux nous rendent meilleurs. Ils ont ce pouvoir à travers la passion de nous faire dépasser nos propres limites.

L’année dernière, dans mes recherches d’équitation centrée, je me suis trouvée limitée et frustrée par des blocage que je ressentais physiquement. Après un travail de 3 ans sur la locomotion de Pakita, ma baleine grise m’attendait à son tour. Je devais moi-même travailler ma locomotion qui ressemblait un peu à Marcel le camionneur qui descendait de son camion, toujours en ronchonnant et jamais content de rien, malgré un sourire pincé pour paraître aimable.

De mes séances auprès des praticiens énergétiques (shiatsu, psychonomie…etc…) de mes cours avec Bénédicte Potier autour de séances de psychomotricité, de ma rencontre avec Claire des Chevaux d’Arcand, j’étais arrivée à un stade de frustration intense. Mes épaules couraient avant mes pieds. Mon plexus était noué. Je suis tordue (et pas que dans les neurones ! mouhaha) mais ça, qui ne l’est pas ! . Sortie des écuries, ne parlons pas de mon ancrage… un pied dans la voiture, mon mental galopant repartait crescendo. Mais surtout… chaque praticien ressentait en moi deux émotions accrochées : tristesse et colère, dont je n’aurais pas pu précisément y coller une expérience de vie particulière, tellement ma vie n’a pas été un long fleuve tranquille.

Dans mes efforts surhumains en psychomotricité, mon rêve était d’arriver à ça :

impulsion

Afin de permettre  cela :

impulsion 2

Or, ma posture ressemblait plus à ça :

Frustration quand tu nous tiens … J’avais beau mentaliser, me redresser, je sentais un poids au niveau du plexus qui me remettait 2 mètres plus loin dans la même posture nouée. J’ai commencé à m’intéresser à l’énergétique et j’ai pris conscience du fonctionnement des blocages énergétiques.

Lorsque nous vivons avec des émotions négatives, elles font tellement partie intégrante de nous que nous ne nous rendons pas compte de leur présence. Nous ne savons pas vraiment ce que c’est de vivre en étant « libéré ». Nous sommes dans une « normalité » évidente que seul un regard avisé (humain ou cheval à travers leurs réactions) peut nous faire remarquer ces petits (ou gros) dysfonctionnements. A travers notre équitation, guidée pour ma part durant les cours de psychomotricité de Bénédicte, j’ai pris au fil des mois l’habitude d’écouter mon corps. Et là, clairement, mon corps me criait : « blocage !!! Warning ! grrrrrr »

Les chevaux sont de véritable miroirs et lorsque notre passion équestre va se perdre dans les recherches d’isopraxie et d’isosthénie … nos chevaux amplifient l’effet miroir pour nous montrer ce que nous devons surpasser. Au fil des mois, des années dans la recherche de développement personnel, accompagné par ces enseignants spécialisés, notre attitude s’améliore et laisse place à la source du problème, un peu comme un oignon que l’on épluche pelure par pelure.

Pakita manquait d’impulsion pour accéder aux  allures plus rassemblées… Mon plexus replié, je ne pouvais pas moi-même accompagner sa propre impulsion. Je la bloquais dans cette action de fluidité.

Pakita refusait le contact de la main .. normal lorsque le contact n’est pas franc.  Nous tenons nos rênes comme nous tenons la main d’un petit enfant qui apprend à marcher. Nous pouvons lui frôler la main timidement n’inspirant pas l’assurance ou lui écraser la main ne lui permettant plus la liberté de son mouvement. Ma main était hésitante pour ma part.

Les chevaux ressentent toutes ces petites différences subtiles et y répondent par des comportements adaptés selon leur propre nature et leurs propres expériences. Ils ne font que compenser nos propres manques.

Par hasard … mais dépassé un stade de conscience, nous apprenons que les hasards ne sont que des rendez-vous (Paul Eluard), je me suis laissé tenter par un stage énergétique autour des chevaux. J’étais impatiente bien sûr. Mais j’étais loin d’imaginer que cette simple curiosité allait déclencher, avec une telle violence,  un an de travail intérieur cauchemardesque sur la source très ancienne de mes blocages émotionnels.

Durant cette difficile période, Pakita a attendu car elle savait.  Me sentant plus fragile, elle refusait l’approche des  autres chevaux en faisant des cercles autour de moi. Elle me protégeait littéralement au pré, les jours où je n’étais pas en grande forme, en m’entourant, au propre comme au figuré de sa propre énergie. Lorsqu’il se passe des interactions de la sorte, nous ne pouvons pas douter du chemin choisi.

Ce fut bien entendu une période très difficile. On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. Mais je ne pouvais rêver mieux comme expérience pour me sortir de mon esprit encore trop cartésien et codifié en rapport avec ce que Pakita cherchait à me faire découvrir.

J’ai trouvé mes blocages émotionnels, dans des événements que ma conscience avait oubliés. Or, nous pouvons guérir de ce qui est conscientisé. Sinon inutile d’aller éclairer le monstre qui est dans notre cave, si nous ne le faisons pas pour le regarder partir…

J’ai beaucoup lu sur différentes cultures, différentes religions, différentes pratiques de soins autour du monde énergétique. C’est avec un regard neuf, éveillé par des connaissances nouvelles et des perceptions différentes que je reviens à mes recherches premières d’isopraxie avec Pakita.

Sortie de ce cauchemar hivernal, je prends maintenant la mesure des bénéfices émotionnels, mentaux, physiques, énergétiques qu’une telle libération peut créer.   Un nouveau regard sur la vie, une sérénité, une philosophie quotidienne s’installent de jour en jour.  Une renaissance !!

Pakita a encore changé de comportement. Terminé les grincheuseries qui n’étaient que le miroir de mon propre mal-être. De jument dangereuse, il y a 7 ans, elle est devenue une jument extrêmement fine, communicante, ouverte, joyeuse.  Mieux encore, sans rien chercher, de « nouvelles » variantes dans ses allures se font ressentir. A suivre ….

Mes recherches en psychomotricité durant mes cours avec Bénédicte Potier, m’ont appris déjà depuis 4 ans à écouter mon intériorité, ce que mon corps me dit dans ces blocages. Et quelle ne fut pas ma surprise de constater le déblocage de mon plexus, le plus naturellement du monde, sans effort. Je me suis redressée, à pied, et bien sûr, à cheval. Mon centre de gravité est descendu. Je me sens plus légère de quelque chose (et pourtant j’ai pas maigri … oups ! dommage ! ). Mon rapport aux autres a également évolué.

Bref ! ma rencontre un peu fracassante avec le monde énergétique m’a apporté une somme incroyable de positifs que je suis en train de découvrir et d’expérimenter dans ma passion.

Je relis actuellement le livre « l’équitation centrée » de Sally Swift, en particulier le chapitre  15 « Force et Energie ». De mon expérimentation du monde énergétique, je découvre totalement ce chapitre sous un autre œil avec des ressentis qui ne sont plus au stade d’images, de notions. Je vais donc tenter de réunir le peu de neurones de blonde qu’il me reste,  pour associer dans de futurs articles mes découvertes équestres, mes ressentis, mes connaissances du monde énergétique toutes nouvelles, mes expérimentations guidées… bien sûr avec des avis toujours soumis à sa majesté, Pakita.

J’espère que cette rubrique pourra répondre à certaines questions, que je me suis moi-même posées, il y a encore peu.

A noter …

Rassurons-nous !!! Nul besoin de pratiques religieuses, philosophiques, ésotériques, gurutisantes nécessitant une attache à de quelconques croyances. Cela ne sera pas le sujet sur ce blog puisqu’il appartient à chacun d’y trouver satisfaction à ses besoins personnels.  Restons rationnels et en accord avec une recherche d’équitation subtile.

Ces articles risquent de faire grincer des dents certaines personnes… J’en suis désolée par avance. Ma démarche, comme depuis la création de ce blog, n’est pas d’imposer MA vérité (puisque déjà, LA vérité existe-t-elle ? ) et encore moins de rentrer dans le troupeau des égrégores dogmatiques, mais juste de poursuivre mon partage avec  MA réalité évolutive au fils des années.

Je fais partie des mauvais élèves lorsqu’il s’agit d’écouter une personne plus avancée que moi (peu importe le domaine). Une raison à cela : j’ai pris conscience durant toutes ces années accompagnées par Pakita que chacun avec son cœur (voire leur porte-monnaie pour d’autres) , peut nous faire découvrir uniquement une part de SA propre réalité. Cependant, il n’y a qu’une seule manière de découvrir la  NÔTRE  : l’expérience.

De ce fait, et en particulier sur cette rubrique,  je me réserve le droit de filtrer les commentaires afin que ces écrits ne restent qu’à l’état de partage ouverts et constructifs. Le but n’étant pas de faire une guerre de propos fallacieux, voire sectaires, et pire religieux, mais de donner la possibilité à qui le désire de s’ouvrir sur d’autres réalités que notre culture ne nous a pas permis de connaître. Le but est encore moins de dire « LA vérité » est là. Si quelqu’un connaissait une méthode universelle en la matière, cela se saurait.

Dernièrement, un commentaire sur un article me remerciait car J’ose partager tout haut ce que beaucoup vivent tous bas. Sortir du troupeau n’est pas chose facile. J’ai nagé longtemps dans le troupeau avec ces convictions qui ne résonnaient pas en moi. J’ai la chance immense de ne pas être professionnelle et donc de ne rien devoir à personne d’autre que ma jument. Je vis mes rêves d’enfant et mon rêve d’adulte serait de voir plus de cavaliers et de chevaux heureux, en accord avec eux-mêmes.

Je précise que la plupart de mes futurs partages ne sont que mes propres questionnements et ne doivent en aucun cas être pris pour argent comptant. Je serais ravie d’avoir d’autres avis constructifs, puisque tel est le but premier de la création de ce blog. Je suis heureuse que ce blog puisse aider certains cavaliers. Sachez que ce blog m’a permis au fil des années à construire mes propres compréhensions à travers l’écriture. Il m’est parfois arrivé de comprendre des choses devant cet écran blanc….

Dans le partage, mes convictions profondes se résument un peu à cela :

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