Pourquoi les méthodes dites « étho » sont derrière nous …

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Cela fait longtemps que je désire écrire sur les raisons de mon positionnement quant à mon éloignement des méthodes dites « étho ». Il y a 3 ans, j’étais encore fervente disciple de la méthode Parelli, mais Pakita m’a obligé à une autre réalité.

Loin de moi l’idée de dénigrer cette pratique. Les méthodes dites « étho » ont été pour moi (Je pense que Pakita s’en serait bien passé … ) un formidable tremplin à un moment où je désirais quitter le monde de l’équitation club avec mors et éperon utilisés à la sauvage. Ce formidable tremplin m’a tout de même fait réaliser qu’un cheval pouvait proposer et réfléchir, ce qui était déjà énorme par rapport à  l’enseignement « mobylette » que je connaissais depuis l’âge de 9 ans.

Cependant actuellement, l’étho est un moyen trop souvent  détourné de placer son autorité dictatoriale transposée d’ une attitude contraignante visible à une attitude sournoise de contrôle et de domination invisible. Quelle différence pour le cheval ?

A l’époque, la mode de l’étho tombait à pic. D’autant que la dynamique de groupe dans laquelle j’étais  à l’époque poussait  aux défis et à se surpasser toujours plus. C’était sympa !! … mais sympa pour qui ?

On m’avait dit que Pakita était dominante (cerveau gauche extraverti) donc son agressivité me semblait normale …  Je pouvais jouer de la baguette sans scrupule puisque c’était un carrot stick et que je « touchais », que je ne frappais pas.  Je pouvais exiger vu que j’avais le pouvoir du bâton orange (ben ouai ! le mien est vieux … il est dans son jus et moche ! )

Un léger mieux dans le comportement de Pakita se laissait entrevoir. Elle ne mordait plus, n’attaquait plus en jetant les antérieurs toutes dents sorties… elle se contentait de me faire face et de faire son air de chameau oreilles dans les crins, de faire des démarrages sur le cul galop ventre à terre en réponse à mes demandes… y avait du progrès, mais pour une jument dominante, normal, elle contestait mon autorité  !! lol

Et puis, tous ça me rassurait et s’accordait à merveille avec mon apprentissage club. J’étais encore dans cette idée que j’avais une jument qui testait mon autorité… point barre ! Normal en somme lorsque l’on est persuadé que les chevaux se lèvent le matin en se demandant quel humain il va pouvoir faire chier dans sa journée :p

Jusqu’au jour où j’ai débarqué sur une autre planète, une autre réalité… j’ai rencontré Bénédicte Potier. Pour la petite histoire, je m’étais affublée pour l’occasion  de mon dernier pantalon d’équitation qui traînait au fond de mon armoire, de mes chaps dépoussiérées et cirées pour l’occasion  et de mes bottines  pour faire un peu plus « vrai cavalière » lol Quand même, Bénédicte avait été formé dans la sélect écurie de dressage du coin … faut pas déconner… ho !

Et la fameuse phrase : « c’est bien ce que vous faite mais ta jument est trop codée » … sik ! …. 3 ans a digérer et comprendre cette petite phrase…

Mince alors, moi si fière du petit niveau sympatoche que l’on commençait à avoir dans les exercices dont le Monsieur parle dans la chouette vidéo alléchante…  Fière également d’avoir le dessus sur mon monstre équin ! Et j’avais acquis la technique du geste …. On  commençais à s’éclater… enfin … JE …

Mes belles certitudes  équestres durement acquises en quelques dizaines d’années à user mes fonds de culottes s’écroulaient et n’ont cessé de s’écrouler depuis ces 3 dernières années pour le bonheur de Pakita et du mien bien entendu.

Puis, ma prof nous a mise sur la voix d’une grosse remise en question concernant la fameuse notion de dominance indispensable si on ne veut pas se faire bouffer tout cru. Avec toute la diplomatie que je lui connais, elle nous a laissé faire notre chemin, ayant totalement conscience que Pakita saurait me montrer que ses intentions n’étaient pas béliqueuses. J’étais loin d’imaginer que mon monstre contestataire allait être capable de devenir un amour de jument dont l’attention va grandissante chaque jour un peu plus.

Venons en aux faits …

Ma prof a mis le point sur la locomotion lamentable de Pakita. Lamentable, pas uniquement dans le sens, c’est une jeune jument (pas si jeune que ça à l’époque), elle n’a pas d’équilibre, elle est sur les épaules, elle ne sait pas travailler autrement que le dos creux et les postérieurs à la traine…. Limite, tous ça, c’est la normalité qu’une majorité de cavaliers connait et normalise…   mais surtout sur le fait que Pakita était littéralement handicapée des postérieurs (surtout le droit) du fait d’une dissymétrie naturelle renforcée par l’accident qu’elle a subit avant qu’elle n’entre dans ma vie. Son énergie impulsive était bloquée dans les sabots. Elle refusait par peur de la douleur, d’engager.

En y regardant de plus prêt, en effet, elle boitait du postérieur droit, creusait son dos, mais également son rein par douleur prononcées latentes et permanentes au niveau de son bassin. Comment ais je pu ne pas le voire ? … moi qui accordait ses refus à sa dominance.

Il est triste de constater que seulement une poignée d’enseignants ont un oeil suffisamment connaisseur pour déceler une locomotion défectueuse… quelle tristesse…

Cette révélation m’a fait redescendre brutalement du petit piédestal confortable de parellienne avertie. Grosse prise de conscience, je ne savais même pas reconnaître un cheval dans une locomotion normale.

Prise de conscience également que même du travail à pied reste des exercices dont le cheval se passerait bien. L’alléchante facilité des phases transforme facilement n’importe quel cheval (sauf Pakita) en gentil petit soldat, peu importe le dialogue qu’il nous tient pour tenter de nous dire que nos demandes lui sont mal polies,  inconfortables, voire douloureuses.

TERMINER les désengagements sauvages à toutes les allures, les déplacements des épaules en creusant le dos, les reculers le nez en l’air et le dos creux… ce dont Pakita avait besoin, c’était un travail sur le plat similaire à un cheval de dressage, avec le moins de ligne courbe possible pour travailler sur sa rectitude longitudinale dans un premier temps,  lui faire découvrir que son dos (alors douloureux) pouvait l’aider à soulager ses membres et chacune de ses articulations rouillées,  lui faire découvrir qu’il serait plus confortable pour elle de se mobiliser autrement que le nez en l’air… bref ! vous voyez où je veux en venir, tout le contraire de ce que propose les méthodes étho et qui de surcroit nous pousse à exiger un mouvement coûte que coûte à grand renforcement de phases… sinon c’est de la contestations ….

Combien de nos chevaux sont capables de réaliser un reculer, un désengagement, un DL sans creuser le dos avant d’y avoir été préparé par un entrainement adapté dans les règles de l’équitation française de tradition ?  ? très peu… soyons réaliste. Que cela soit du travail au licol ou du travail de dressage, un DL reste un DL, un reculer reste un reculer … Et chacun de ces mouvements imposé dans une mauvaise attitude ruine jour après jour les articulations sans réparations possibles …

J’ai donc appris la compassion et j’ai réalisé que mes « jeux » n’étaient pas perçu comme tels par Pakita. Je ne m’étais pas rendu compte que son agressivité, que ses refus, que mes demandes mal exécutées n’étaient qu’un désir de sa part de me communiquer ses douleurs, ses blocages, ses peurs (même) de l’être humain présomptueux que j’étais devenue sous la bonne conscience de « faire de l’étho ». Et pour qu’elle monte si fort en communication, c’est qu’il y avait urgence à se faire comprendre. On frôlait l’appel au secours.

ET ne croyez pas qu’un cheval qui fait est un cheval qui peut faire …  c’est oublier son immense bonne volonté à nous faire plaisir.

Nous avons donc débuter sa rééducation physique via le travail en extension d’encolure en longe car elle n’était pas capable de porter un cavalier sans douleurs. Une chose après l’autre, il fallait la soigner avant de penser à travailler monter. On aurait pas l’idée de entraîner avec des douleurs partout affublé d’un sac à dos de montagnard… et pourtant…

J’ai eu beaucoup de mal à me décrocher de l’idée qu’un cheval veut nous dominer. Et encore plus peut être à quitter la facilité alléchante de mettre un cheval au doigt et  à l’oeil grâce à une méthode toute écrite. Mais de mois en mois ma jument s’est métamorphosée, non seulement physiquement, mais également mentalement.

Peut importe la discipline choisie par le cavalier pour son cheval, un cheval reste un cheval. Peut importe les rêves que nous avons, de CSO, de dressage, d’équitation au licol, de spectacles, de numéro épatants…  nous sommes tous  responsables de la santé physique et mentale de nos chevaux. Il est de notre responsabilité de le préparer physiquement à nos rêves.

Un cheval ne « joue » pas à mobiliser son corps sous prétexte qu’on fait de « l’étho ». Ce terme commercial ne veut rien dire pour lui.  Il ne peut juste faire qu’avec ce qu’il a été préparé à faire par son humain et par ce que  dame nature lui a donné comme acquis en terme de rectitude et d’équilibre.

Il ne naît pas pour assouvir notre égo humain.  Il nait pour être un cheval broutant au pré et ayant des rapports sociaux avec ses congénères. Il n’a que peu faire de nos clowneries épatantes pour avoir un « level ».

Le désengagement  exige le report de poids sur les postérieurs et l’assouplissement préalable des articulations coxo- fémorales pour être réalisé sans dégâts irrémédiables.

Les déplacements latéraux exigent de l’équilibre, une musculation adéquate. Si vos chevaux « trichent » et se mettent de travers, ils ne le font pas par désobéissance, c’est qu’ils ne sont pas prêt physiquement à vous faire ce petit plaisir.

En licol, votre cheval a le nez en l’air… c’est qu’il ne sait pas se mobiliser en utilisant son dos et qu’il travaille tout simplement à l’envers. Il fait ce qu’il peut faire et ce que ses ligament nuchal et supra épineux, ainsi que les muscles du dos et de l’encolure,  lui permettent de faire dans la limite de sa souplesse longitudinale.

Votre cheval ne veut pas reculer. Peut être n’a t’il pas compris. Le reculer n’est pas une « allure » pratiqué au quotidien par nos chevaux. Et il ne s’agit en aucun cas d’un manque de respect à votre égard.  A t’il été préparé à le faire dans de bonne condition sans creuser le dos et piétiner des postérieurs. Auquel cas, reculer est inconfortable voire douloureux pour lui. Quel intérêt aurait il à se faire mal pour nous faire plaisir ?

Un cheval ne refuse JAMAIS de faire, ne se met JAMAIS en défenses juste pour nous tenir tête. Il n’en a aucun intérêt. Par contre, il a le désir de communiquer… à nous de l’écouter et non de le brimer.

Un cheval cause cheval, rien de plus. Un mouvement qu’il soit associé au dressage, au CSO, à l’étho ou a toute autre discipline  exige une préparation physique minimum pour être réalisé dans le confort et le plaisir. Nous désirons « utiliser » son corps, le minimum est de lui accorder tout le respect qu’il mérite.

Combien de chevaux souffrent en silence pour combler le moindre désir de leurs cavaliers ? Voire même pour éviter les phases qui ne sont que des punitions trop souvent mal venues pour but de faire briller notre propre égo.

Avant de demander sur les groupes de discussions des solutions miracles à la non-réalisation d’un exercice, à la défense de votre cheval, à sa fuite en avant, au nez en l’air en « licol »  … demandez vous si physiquement vous avez su mener à bien les 1 ou 2 ans de travail préparatoire dans la logique de l’équitation de tradition, si il a compris, si il y trouve de l’intérêt, si vous êtes suffisamment poli, si vous n’êtes pas trop dans l’exigence, si vous êtes digne qu’il apprenne de vous  …. Le cheval a toujours raison

Je suis parfois amusée, parfois agacée, parfois triste lorsque je lis sur les groupes que les jeux à la mode sont la réponse à tous les problèmes.  (d’ailleurs, j’ai arrêté de lire les groupes de discussion… lol ! ).

C’est certes une belle avancée par rapport à beaucoup d’autres méthodes d’éducation. Mais à mon sens, il manque toujours  le principal : La locomotion juste, le respect et l’écoute. Un cheval bien dans son corps est un cheval heureux. Et un cheval heureux est un cavalier aux anges.

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72 réponses à “Pourquoi les méthodes dites « étho » sont derrière nous …

  1. Beaucoup d inepties dans ce texte….
    Un énorme manque de connaissances…..
    La logique de l équitation se tradition ?……

    • Je n’attaque personne Monsieur Fournet…

      Cet article et ce blog n’est que l’expression d’une expérience, d’une conviction et d’un choix personnel. Rien de plus.

      Je connais quelques cavaliers adeptes de la belle équitation de tradition (à ne pas confondre avec l’équitation « club » ou vu sur les terrains de dressage) qui respectent leurs chevaux, et qui travaillent dans le respect d’une échelle de progression sur plusieurs années. Ils travaillent quotidiennement leurs chevaux à pied. .

      Là n’est pas le problème d’une guerre entre deux « écoles ». 🙂

      Chacun est libre de faire ses propres choix et encore heureux 🙂

      La polémique ne passera pas par pas ce blog. Pour ça, il a des groupes de discussion où la polémique alimentera (je n’en doute pas) quelques échanges.

      • La polémique c’est vous qui la lancez. Pourquoi mettre sur le dos d’une « méthode de communication » vos lacunes personnelles sur la locomotion du cheval? Pourquoi vous défausser de votre manque de empathie envers votre cheval? Vous ne saviez pas qu’il souffrait? Vous n’aviez jamais vu qu’il boitait? La faute à qui? A la méthode Parelli? Vous avez eu la chance de rencontrer dans votre vie un(e) vrai(e) homme (femme) de cheval qui vous a fait prendre conscience des choses essentielles quelque soit la méthode ou la discipline. Profitez de son enseignement et n’oubliez pas que ce ne sont jamais les outils qui sont mauvais mais la façon dont on les utilise….

  2. J’ai beaucoup aimé votre texte et la conclusion est très juste. Étant moi-même adepte de travail au sol (Méthode la Cense à ma sauce), le titre de votre texte apparu sur mon feed FB m’a interpellé (évidemment). 🙂 Je ne peux qu’être d’accord avec la nécessité de travailler son cheval dans une attitude juste (que ce soit au sol ou monté). On voit trop souvent de chevaux complétement renversés avec dos creux, encolure de cerf et tout le monde trouve cela normal. 😦 Et après, on s’étonne qu’il y ait de chevaux rétifs…
    De mon côté, contrairement à certains aficionados Parelli que j’ai pu croiser, je combine travail au sol et travail monté (avec un mors) justement dans le but d’améliorer la locomotion, musculation de ma jeune jument (elle a 6 ans) et son respect vis-à-vis de moi (c’est le genre très collant, affectueux, mais aussi genre « pousse-toi de là que je m’y mette »). 🙂
    Je suis d’avis que pour tout, il y a des extrêmes et un juste milieu. Reste plus qu’à trouver ce juste milieu, garde en tête que le cheval doit travailler juste afin de lui éviter douleurs et autres désagréments et surtout se remettre en question quand quelque chose ne passe pas (défenses).

  3. Bonjour 🙂
    Je suis d’accord avec vous pour la plupart de votre texte, mais personnellement moi le travail a pied ( je ne pratique pas vraiment de méthode a la lettre.. Je pioche partout et adapte a ma loutre) nous a grandement changé car elle était agressive et irrespectueuse je ne travaille pas plus de 5-10min et ça a changé nos vies ! Je peux entrer dans le pré en sécurité … Toutes douleurs étant mise a l’écart… Cela se produisait en présence de nourriture et des fois juste comme ça… Maintenant jai une jument qui conserve son caractère de cochon et qui sait me faire passer quand elle ne peut pas mais elle me respecte et nos liens sont plus sains et apaisés
    Mais, il y a aussi eu des remises en questions sur beaucoup de point chez moi, ainsi que de la compréhension via la communication animale 🙂
    Je pense que c’est un tout et que tout le monde devrait pratiquer le travail a pied minimum avec son cheval mais aussi changer le regard sur ce dernier… Qui reste… un cheval…

  4. Jsuis pas vraiment d’accord avec l’article. Bcp de gens bossant en etho travaillent dans le bon sens.. Faire de l’etho c pas du spectacle. Si la personne ne sait pas lire son cheval c’est bien dommage. Letho c’est avant tout lire et comprendre son cheval en s’appuyant sur le coté médical des que quelque chose cloche. On peut avoir un cheval en place en licol, le mors intervient dans le pattern finesse de parelli c’est pas pour rien. Cet article fait bcp d’amalgames par manque de connaissances poussées. Les méthodes ne poussent personne à adhérer à 100% chacun y prend ce dont il a besoin et s’adapte a son cheval, a ses besoins.. Il y a un vrai manque de connaissance des méthodes je pense.

  5. Bonjour à tous…!
    J’aime beaucoup ce témoignage, c’est vrai qu’on voit souvent des « couples » qui « fonctionnent » mal…Je dirais que ce n’est pas forcément la faute de « la méthode », car je peux vous assurer que Linda et Pat Parelli savent très bien ce que c’est qu’un cheval qui se déplace avec une locomotion juste…et il le savent depuis plusieurs dizaines années…! ;-)…
    Non, je dirais plutôt que le souci vient du fait de la formation des enseignants. Depuis 20 ans, on n’a cessé de réduire le temps de formation des moniteurs, et on ne peut pas dire que le BPJEPS qui donne le droit d’enseigner soit une « valeur sure » en ce qui concerne les techniques équestres. Sans parler des nouvelles méthodes de formation par vidéo ou par internet…
    Avec un niveau monitorat de départ, et en pratiquant tous les jours, les personnes que j’ai formées commencent devenir valables au bout de 2 ans (1 an pour pratiquer avec 3 à 5 chevaux / jour jusqu’à la liberté et la monte en liberté, et 1 an de plus pour les débourrages et les jeunes chevaux), une 3ème année permet de donner de l’expérience avec des chevaux différents, voir difficiles…une 4ème année permet d’aller voir un peu ce que font les autres…
    Seulement, en 15 ans, il y a très peu de ces personnes qui ont fait le cursus complet parce que la formation « ça coute cher »…logique, donc il faut trouver des moyens de combiner le fait de gagner un peu sa vie, et de continuer à se former…pas simple.
    Donc pour se faire, il faut que je trouve des moyens de rémunérer les gens, tout en les formant….pour que ça fonctionne, il faut que les élèves aient une chouette mentalité et des vraies valeurs…des gens très équilibrés qui sont « droit dans leurs bottes », et qui acceptent de rentrer en religion pour s’impliquer à 300 % dans leur formation (out ! … les petits copains, les soirées, les vacances etc…). euh…comment vous dire…c’est plutôt très très très rare…!
    Pat disait il y a 20 ans déjà que pour former un bon enseignant, c’est 5 ans…avec le recul, ce que je trouvais exagéré à cette époque, me parait complètement logique aujourd’hui..On peut aussi demander à Philippe KARL ce qu’il en pense, je suis à peu près sûre de sa réponse.
    Donc, je ne sais pas qui vous a formé, mais votre enseignant manquait de connaissances, c’est tout…!
    Perso, apprendre aux élèves à apprendre au cheval à reculer en étant bien orienté, ça intervient dans les 15 premiers cours….
    On ne va pas parler de la FFE là dedans, parce que là…avec son règlement des Savoirs et des BFEE….pffuuut!

    • Et oui, le soucis majeur (peut importe la discipline) réside bien dans la base même de l’enseignement actuel.
      Et c’est bien en ça que je ne critique aucune méthode, mais que je tiens à parler de ma propre expérience pour attirer l’attention sur l’idée qu’un cheval bien dans son corps est bien dans son mental.
      Je vois souvent trop de cavaliers remettrent en cause la bonne volonté de leurs chevaux (là encore peut importe la discipline) alors que les défenses ne sont que le dialogue signalant une souffrance physique.
      Je n’ai pu que constater la métamorphose de Pakita du jour où j’ai changé mon regard sur ses défenses et que je me suis mise à l’écouter et l’aider.

      La locomotion juste devrait être le tronc commun à toutes équitations.

      • Chacun vit avec ses propres réalités, tout simplement par ce que chacun sait ce qu’il vit et heureusement … en existe t’il une meilleure que l’autre ?

        Dans ce domaine, c’est à chacun de faire ses expériences pour suivre son propre chemin …

        Et personnellement, les croyances humaines à coté des preuves apportées au quotidien par les chevaux n’ont que peut d’intérêt…

        Libre arbitre à chacun de penser ce qu’il veut 😉

  6. L’extremisme n’apporte jamais rien de bon encore un fois en voici la preuve ! et pourtant je suis un adepte de la methode Parelli mais jamais je ne travail en chassant le cheval ou en le contraignant avec force (physique ou mentale ) j’aborde la méthode parelli comme l’apprentissage de certains mouvements essentiels dans l’éducation du cheval mais parfois certains mouvements sont difficiles pour certains chevaux donc on compose, en oubliant certains exo pour travailler la musculation et on y reviendra plus tard. Etant une adepte du dressage, le travail en descente d’encolure est quelque chose que j’apprend systématiquement aux chevaux que je travaille. Il y a je pense un juste milieu a trouver. Etho et classique ne sont pas a opposer mais a concilier.
    Et je pense que vous aviez certaines lacunes dans l’apprentissage etho qui ont fait que vous vous etes vite retrouvée en difficulté. Car pour fréquenter pas mal de personnes et professionnel du millieu etho beaucoup reflechissent à la construction du physique du cheval autant que son mental.

      • pourquoi parles tu de polemique ? ce n’est pas mon but de polemiquer … je trouve juste que tes expériences sont faussées par certaines lacunes coté etho… et que du coup tu fait passer l’etho et ceux qui la pratique d’une part,pour des inconscients et des bornés qui font leur exo parcequ’il faut le faire et puis c’est tout et si loulou veut pas le faire et bien on le force quitte a être violent… et d’autre part pour des incultes qui n’ont aucune connaissance du cheval de sa locomotion et de l’equitation (la vraie) … c’est un peu agressif … et c’est normal que cela amène certaines reactions

      • Là, ce n’est pas moi qui crée la polémique… ^^
        J’exprime juste MON propre avis, selon MON expérience.
        Il faut savoir lâcher prise et admettre que chacun est libre de faire ses propres choix.
        Je ne permettrais aucunement de critiquer le choix des autres car je sais que trop bien qu’une réalité d’un jour peu basculer sur une autre réalité un peu plus tard.
        … un chemin de vie que chacun est libre de suivre comme il le désire.

  7. Jumalu, je me souviens que sur un forum nous avions eu un échange à ce propos… Moi-même pensant ( et pense toujours…) que ces méthodes sont des soucis pour l’animal. Le renforcement négatif est plus que mauvais. Je me souviens que tu ne souhaitais pas démordre car ancré là-dedans, accroché et attaché au Big Moustache, et au Mr Cabine… pour ne point les citer… Je suis ravie qu’il y ait une remise en question, et un bon article. L’équitation classique (et NON traditionnelle) est une base. Certes. Mais la base de tout reste l’écoute, le respect, et l’amour. Nous n’avons rien à apprendre d’utile et de véritable qui colle aux racines du monde animal, si ce n’est qu’eux, en revanche, nous apprennent tant…

    • Oui, je me souviens aussi de nos échanges 😉
      Comme quoi … on est tous sur le chemin de nos découvertes après des chevaux.
      La réalité d’un jour n’est pas la réalité de « toujours » 😉

    • « Le renforcement négatif est plus que mauvais » ? Mais je pense que vous ne savez juste pas du tout ce qu’est le renforcement négatif. A partir du moment où vous entrez dans un pré avec des chevaux autour de vous et que vous demandez par simple toucher aux chevaux à ne pas vous bousculer, vous êtes en renforcement négatif.

      Je suis déçue de lire ce type d’article, car même s’il s’agit d’un ressenti, malheureusement c’est surtout un cumul de méconnaissances et de mauvaises pratiques/enseignements reçus et effectué malheureusement.

      A la base l’éthologie je vous le rappelle, c’est de l’observation. On apprend à décrypter, à lire le langage corporel, les déplacements, etc. Qu’avez vous fait de ces observations durant 3 ans ? Vous avez appliqué une méthode, une suite d’exercice, sans lire le ressenti ni le langage retour de votre cheval.

      N’incriminez pas une méthode, je dirais l’équitation comportementale, à la place d’éthologie, car vous faites fausse route. C’est malheureux évidemment pour votre couple cheval/bipède que vous n’ayez pas été entourée de personnes qui vous aurait fait ouvrir les yeux quant aux capacités physiques de votre cheval, mais cela est tout d’abord du ressort et de la responsabilité du propriétaire à réfléchir et prendre du recul, se renseigner, etc. 3 ans c’est long, très long je trouve …

      Pour ma part tous mes chevaux sont en Parelli. Tous mes chevaux sont en éducation mentale, physique, émotionnelle, et biomécanique. Et tous mes chevaux sont dans le bon sens. Juste parce que j’observe, je me triture le cerveau, je m’adapte, et je ne sélectionne pas « il faut appliquer comme ci comme ça et évoluer à cette vitesse ».

      Je suis navrée pour vous 2 de ne pas avoir vu et ressenti ces échanges possibles avec votre équidé. Ce regard, ces oreilles en demande, cette sensation de bien être qu’ils ont à trouver les bonnes réponses, à leur rythme et selon leurs capacités physiques.

      Il y a des méthodes partout, des équitations à la mode, des experts et des personnes très douées dans chaque domaine, et les pires travers également. Ce n’est pas pour autant qu’il faut tout rejeter en bloc.

      L’équitation comportementale a mis un pavé dans la marre : donner la parole aux chevaux !!! Mais seulement quand elle est bien appliquée, seulement quand on a appris à observer et seulement quand on leur permet de s’exprimer.

      • Depuis quand le négatif apporte quelques choses de bons sur le long terme?

        🙂

        En quoi le R+ est synonyme de manque de connaissance en éthologie (la vraie hein, pas la commercialisé où ils font mumuse avec leur licol en corde!)

    • Salut 🙂
      Tu dis que le renforcement négatif est mauvais, mais tu le pratique forcément puisque tu utilise un licol à pied, et un filet sans mors pour monter. Tu exerce des pressions avec, donc du renforcement négatif ^^

      • Le renforcement négatif comme tu le dis, je le travaille en positif, puisque je fais en sorte que ce soit un moment agréable. J’arrive avec un licol PLAT. Avec une longe qui pendouille, et je n’exerce aucune pression mentale négative à mon cheval.

        Au plaisir.

        ^^

  8. Quelle belle remise en question. Apprendre à regarder et écouter son cheval pour pouvoir appliquer intelligemment les méthodes qui lui conviennent le mieux, lui demander ce qu’il est capable de faire aujourd’hui et le travailler pour qu’il soit suffisamment bien dans son corps pour pouvoir répondre à nos demandes demain: ce n’est pas si simple qu’il n’y paraît.

  9. « Le renforcement négatif est plus que mauvais » ? Mais je pense que vous ne savez juste pas du tout ce qu’est le renforcement négatif. A partir du moment où vous entrez dans un pré avec des chevaux autour de vous et que vous demandez par simple toucher aux chevaux à ne pas vous bousculer, vous êtes en renforcement négatif.

    Je suis déçue de lire ce type d’article, car même s’il s’agit d’un ressenti, malheureusement c’est surtout un cumul de méconnaissances et de mauvaises pratiques/enseignements reçus et effectué malheureusement.

    A la base l’éthologie je vous le rappelle, c’est de l’observation. On apprend à décrypter, à lire le langage corporel, les déplacements, etc. Qu’avez vous fait de ces observations durant 3 ans ? Vous avez appliqué une méthode, une suite d’exercice, sans lire le ressenti ni le langage retour de votre cheval.

    N’incriminez pas une méthode, je dirais l’équitation comportementale, à la place d’éthologie, car vous faites fausse route. C’est malheureux évidemment pour votre couple cheval/bipède que vous n’ayez pas été entourée de personnes qui vous aurait fait ouvrir les yeux quant aux capacités physiques de votre cheval, mais cela est tout d’abord du ressort et de la responsabilité du propriétaire à réfléchir et prendre du recul, se renseigner, etc. 3 ans c’est long, très long je trouve …

    Pour ma part tous mes chevaux sont en Parelli. Tous mes chevaux sont en éducation mentale, physique, émotionnelle, et biomécanique. Et tous mes chevaux sont dans le bon sens. Juste parce que j’observe, je me triture le cerveau, je m’adapte, et je ne sélectionne pas « il faut appliquer comme ci comme ça et évoluer à cette vitesse ».

    Je suis navrée pour vous 2 de ne pas avoir vu et ressenti ces échanges possibles avec votre équidé. Ce regard, ces oreilles en demande, cette sensation de bien être qu’ils ont à trouver les bonnes réponses, à leur rythme et selon leurs capacités physiques.

    Il y a des méthodes partout, des équitations à la mode, des experts et des personnes très douées dans chaque domaine, et les pires travers également. Ce n’est pas pour autant qu’il faut tout rejeter en bloc.

    L’équitation comportementale a mis un pavé dans la marre : donner la parole aux chevaux !!! Mais seulement quand elle est bien appliquée, seulement quand on a appris à observer et seulement quand on leur permet de s’exprimer.

  10. Le chemin de vie équestre de chacun peut et doit évoluer en fonction des expériences, des formations et des rencontres que nous sommes tous amenés à faire ! J’ai une jument de 24 ans, que j’ai depuis l’âge de 5 ans, et tous les jours je me dis que si j’avais connue l’éthologie et l’ostéopathie pendant sa « carrière », notre relation aurait été encore bien meilleure !!! J’ai composé pendant des années avec un « mauvais caractère », qui n’était ni plus ni moins que lié à un débourrage catastrophique et des douleurs cervicales permanentes (débourrée couchée dans le manège, ça laisse des traces…) Mais à l’époque, je ne me posais pas ce type de questions ! C’était une jument compliquée, mais tellement gentille qu’elle a pris sur elle pour ne pas être pire que ce qu’elle était !!!
    Bien des années plus tard, j’ai compris qu’en terme d’équitation, l’enfer est pavé de bonnes intentions ! Plus exactement, nous sommes tous potentiellement capables de faire vivre un calvaire à nos chevaux sous prétexte que « c’est pour faire mieux ». La seule vérité qui doit nous guider est d’être en permanence à l’écoute de leur bien être physique, et encore, il faut sacrément être pointu pour détecter certains problèmes. En tout cas, dans mon expérience personnelle avec mes chevaux, ils ont toujours su me dire quand ça n’allait pas, mais c’est moi qui ai mis des mois et des années pour savoir comprendre que ça n’allait pas ! Quand les chevaux ont des problèmes relationnels ou physiques, ils l’expriment parfaitement, mais nous n’avons pas appris à les lire !
    Il n’y a pas de « chapelle », toutes les expériences sont bonnes à prendre, il faut en permanence chercher, se poser des questions, se remettre en question… on croit avoir tout compris, et en fait votre cheval vous dit :  » bah non, tu n’y ais pas du tout ! « . Mais quand, enfin, on a compris…
    Je crois que c’est Oliveira qui disait qu’il fallait toujours regarder les yeux de son cheval quand on avait fini une séance de travail avec lui. C’est son regard qui nous montrait si on était dans le juste ou non.
    Et depuis que je fais ça, et bien des fois je me dis qu’il me reste encore des tonnes de choses à apprendre !!!

  11. J’ai adoré ton texte, j’en suis aussi passée par là, après 6 ans de monte « classique » en éperons et enrênements, je suis devenue une aficionados de « l’éthomagie », avant d’en revenir et de passer à un travail plus raisonné et plus en adéquation avec les besoins de mon cheval pour ce que je lui demande.
    Tu as bien raison!

  12. Bravo mademoiselle pour votre prise de conscience. Elle correspond tout a fait a ce que je constate jour après jour chez les cavaliers qui rejettent en bloc l’équitation traditionnelle pour se tourner vers le technico commercial ethologique. Je résume souvent cela aux gens par l’explication suivante : les méthodes des chuchoteurs permettent de mieux maitriser les mécanismes d’apprentissage des êtres vivants mais il ne faut pas oublier de « remettre de l’équitation » au coeur de son travail. On ne peut s’affranchir de la technique sportive qui entoure le travail du cheval et donc… il ne faut pas jeter ses pantalons 😀 la vraie question cependant a mon sens est comment est on arrivés au point que des cavaliers fassent l’amalgame entre l’équitation traditionnelle sportive et « l’usine a poneys pelham-eperons » et doivent en passer par une crise de rejet des outils classiques pour envisager le respect de leur partenaire ??
    Bonne continuation a vous et votre pakita. Barbara

  13. Je pense sincèrement que vous aviez de sérieuses lacunes en matière d’observation et de communication avec votre cheval quand vous avez commencé « l’étho ». N’importe qu’elle équitation est juste tant qu’elle respecte le cheval (dans tous les sens : moral, physique, ses besoins fondamentaux). Il est bien dommage dans ce récit qu’il est fallu que votre jument souffre pour que vous vous rendiez compte qu’il y avait un souci. A chacun d’adapter sa méthode en fonction de son cheval, chaque cheval est différent, il faut donc travailler pour chercher l’harmonie avec son cheval et non pas la dominance ou la contrainte.

  14. Je pense que vous n’avez ni raison ni tort… Vous avez l’air ouverte d’esprit mais vous vous êtes malheureusement arrêtée à 1 seule méthode et en avez tiré un jugement général de l’équitation étho par rapport aux mauvais résultats sur votre jument.
    La base de l’équitation éthologique est d’avoir un cheval décontracté et dans l’acceptation avant, pendant, et après chaque « mouvement » demandé par son cavalier.
    Si un cheval réalise un exercice avec le nez en l’air et le dos creux, ce n’est pas de l’éthologie (ni même de l’équitation tout court)!!!

  15. Alors là j ai apprécié un.certain nombre de passage.
    Après avoir fréquenté quelques clubs, je ne.me trouvais pas en adéquation avec la plupart de mes collègues cavaliers et l enseignement.qu on me donnait. J ai un cheval compliqué et je.ne savais plus,que faire. J ai remis en question tout ce que l on.m avait appris. J avais 2 solutions : vendre mon cheval ou pratiquer une equitation la plus adéquate à.mon cheval. J ai eu.la chance de rencontrer une personne qui m a fait découvrir les vrais bases. Travail à pied, travail monté et beaucoup d heures de dressage. Mon.prof à fait preuve de patience envers mon zozo et sa cavalière. Et aujourd’hui nous avons avancer dans un total respect. Pour rien au monde,.je.ne changerai ce que.je fais à ce jour. Hors de question de remettre les pieds en club hormis club d exception car je suis convaincue aujourd’hui que c est.loin d être un.lieu ou l.on.apprend l equitation. On y apprend à.monter à cheval. Le travail à pied est très.important pour.comprendre le travail monté mais per

    • Pour comprendre le fonctionnement de la.monture mais est un aspect négligé car dans les clubs de nombreux cavaliers consomment du.loisir sans se soucieuse quoique ce soit.
      Comme dit ma prof  » ma chère tu n est pas dans la.mm démarche, tu es une extra terrestre 😉

  16. Je suis un peu triste de voir cette prise de position… Le titre, en effet, est une ferme opinion qui dépasse un simple compte-rendu d’expérience. Peut-être n’avez-vous pas rencontré les bons instructeurs, les bons enseignants, mais vos erreurs ne sont malheureusement pas généralisables à toutes « les méthodes dites « éthos » ». En fait, la plupart des instructeurs Parelli prennent très au sérieux le physique du cheval ; je dirais même que c’est un sujet central (cf. Aurélie de Mévius, actuellement 3* et élève de Linda, qui recentre fermement ses élèves qui oublient de s’en préoccuper).

    Le problème de votre expérience, et elle est assimilable à un très grand nombre de cavaliers ayant essayé les méthodes éthos, c’est que vous avez interprété les choses à votre manière, ou bien avec la mauvaise personne… Les jeux de Parelli sont un outil incroyable s’ils sont bien exécutés – et nous nous accorderons sur le fait que c’est de cela, qu’il s’agit. Loin de moi la volonté de polémiquer… Mais plutôt de resituer les choses, car ce genre d’article excite les masses anti-Parellistes qui, pour la plupart, n’y connaissent finalement pas grand chose. J’étais comme ça, je sais de quoi je parle…

  17. C’est malheureusement une dérive fréquente pour ceux qui n’ont fait que rester à la surface des méthodes étho. Il faut plusieurs années d’investissement personnel important en travaillant avec des personnes compétentes pour en tirer pleinement parti et ne pas tomber dans les travers évoqués par l’article, qui sont la conséquence d’un abus des techniques du premier niveau Parelli sur le même cheval.

    Tant que l’on n’est pas au niveau 3 de sa méthode, il faut se considérer comme un élève et progresser de façon sérieuse, avec un cheval âgé, sympa et capable de beaucoup pardonner.

    Si l’on s’escrime dans son coin en utilisant uniquement les techniques basiques de sa méthode, on casse les chevaux. Et pour reprendre un cheval compliqué, ou être capable d’apporter quelque chose à un jeune cheval, il faut au moins être dans le niveau 4 de sa méthode, donc après quelques centaines d’heure de progression structurée et encadrée. Sinon on applique des techniques puissantes à l’aveugle, avec toutes les conséquences que cela peut avoir mentalement ou physiquement.

  18. Moi, je trouve ce texte particulièrement intéressant et je m’y retrouve. Bien sûre je suis une pratiquante de « l’étho », mais cela dit j’adapte les exercices à chaque caractère morphologique et mental de chaque
    chevaux. Il est important pour moi d’étudier et d’établir une fiche de renseignement…notamment sur le passé du cheval et sur sa situation actuelle, c’est à dire: ce qu’il y a de positif et de négatif. Et je reprend le travail depuis le début…les oublies d’apprentissages, les non acquis, les mauvaises compréhensions et mauvais aquis. Je ne suis qu’une particulier ayant des chevaux. Mais ayant eu l’occasion de travailler nombreux chevaux pour des particuliers, dit: « chevaux sauvages »…C’est à dire non licolé et n’ayant vu que très peu l’homme ou simplement débourrer très vieux ou ce qu’on peu dire « loupé », pour ne pas dire mal ou incorrectement débourrer. Sans parler de l’éducation qui n’a jamais été abordé. En bref, c’est chevaux « là », je l’es métamorphosais, sans vouloir me vanter. Je leurs rendaient leurs libertés sans chercher à m’imposer dans le travail de compréhension et d’adaptation à l’homme. Débourrer simplement au licol sans l’aide d’une tiers personne. Je ne faisais qu’un avec eux. Mes séances étaient de durées variables, c’est à dire qu’elles s’arrêtaient lorsque le cheval me donnait une simple réponse positif: « la seul que j’attendais »…La plus minime qui soit. Toujours dans le respect de la locomotion et le caractère de l’animal. « Il y a des jours sans et des jours avec »…C’est comme nous « humain », il y a des jours ou nous sommes un peu contraint d’aller travailler, mais que notre humeur n’est pas au beau fix.
    Je ne veux pas polémiquer et ne parler que de mon expérience sur votre blog, mais je comprend votre ressentie et je pourrais vous déblatérer 50 pages sur le sujet…A ma conclusion s’ajoute celle ou vous dite que le cheval à toujours raison…je pourrais dire aussi « que l’ont en apprend tous les jours avec les chevaux et qu’ils nous transmettent leurs intelligence comme ils le peuvent au travers de leurs langage corporel et leurs comportements »…à nous, d’être plus intelligent puisque nous utilisons les chevaux à leurs insu,,, » apprenons à communiquer clairement avec eux, puisque t-elle est leur sort »!

  19. Je dois dire que je suis un peu surprise du nombre de partage de cet article…

    Et je tiens à remercier toutes les personnes pour leurs commentaires, sympathiques ou moins sympathiques  … 

    Vous me faite tous réaliser à quel point les enseignements de ma jument me  permettent au jour d’aujourd’hui de respecter les idées de chacun et ce, peut importe si ils divergent des miens… Cela me permet de mesurer le bout de chemin déjà parcouru puisque moi aussi à une époque pas si lointaine, j’aimais imposer mes idées.

    Mon nouveau regard sur le monde des chevaux  m’a permis de comprendre que nous avons plus à apprendre d’eux que nous n’avons à leur apporter… 

    Chaque rêve est respectable. Le principal étant de poursuivre le sien …

  20. Pingback: Un bon témoignage d’une cavalière qui a le courage d’expliquer avoir mal compris l’étho… | Equitation éthologique et Haute école Montpellier·

  21. Bravo pour votre article qui résume parfaitement les dégâts des méthodes « étho » mal pratiquées. A savoir très souvent d’ailleurs. Ces méthodes sont puissantes et font de puissants dégâts quoiqu’en disent les aficionados. Je ne manque pas d’exemples. Ce n’est pas la méthode que je remets en cause, mais la manière dont elle est enseignée et comprise, ce qui est déterminant car ensuite le cavalier se trouve seul face à son cheval et fabrique ce qu’il peut au détriment de celui-ci si son sens de l’observations est mal aiguisé (ce qui est le cas d’à peu près 90 % des cavaliers même professionnels ).

  22. Je suis contente d’avoir trouvée une pensée comme la mienne , bien quelle soit si rare je l’avoue…
    Pour ma part j’ai pratiquée l’équitation en club pendant 6 ans sans me douter qu’un jour j’aurais une vision totalement différente des clubs aujourd’hui… J’ai rencontrée une dame au bout de ces 6 ans qui est dotée dune expérience incroyable ,qui a appris l’équitation western aux états unis, et qui aujourd’hui possède 4 chevaux en France. Je peut vous dire que c’est lorsque que j’ai commencée a montée chez elle que j’ai compris la vrai valeur de l’équitation !! Le respect, l’écoute ,le dévouement et l’attention ,j’ai appris comment m’occuper dun cheval demande du temps et de l’énergie ,chose dont je ne me suis jamais rendue compte en club, car on ne venait seulement 1 heure par semaine , je ne savais même pas quelle est l’alimentation dun cheval ! Jetais aveuglée par les cours en manège , « les balades » surtout sans galop sinon on pensait que les chevaux allaient nous embarquer… Que je suis heureuse maintenant quand nous filons au triple galop dans les champs en abandonnant nos rênes et laissons notre monture se donner pour se faire plaisir et réciproquement nous faire plaisir ! J’ai tellement appris, les autres chevaux que je monte régulièrement aujourd’hui ont tous eu un passé douloureux, je les consideres comme les miens, jqrrive désormais parfois a m’en occuper seule, a gérée cette petite « écurie » et je me rend compte que l’équitation en club est transmise a l,envers, demander juste a un cavalier de club a quoi sert une rêne régulatrice ? Rare seront ceux qui l’ont compris… Maintenant je monte en extérieur nous avons une carrière sans barrière que nous avons délimite nous même , le terrain est un peu en pente et est constitue de terre et d’herbe, wouahou! Maintenant je sais gérée mon cheval sans la facilite des barrière et sans le plat des maneges ! J’ai egalement appris a parler a mon cheval ,il est en partit dressé a la voix , et cela fait maintenant 3ans que je n’ai pas donné un seul coup de talons,ni de cravache ou éperons ,bien sur j’ai appris a manifester mon mécontentement autrement et aussi a feliciter mon cheval chaque fois qu’il se comporte le mieux qu’il peu . je voudrais tellement en dire plus, mais je vais me contenter de dire que je sais enfin monter a cheval et a quel point je suis heureuse de recevoir autant d’amour de la part des ces chevaux !

  23. Depuis bien longtemps, les methodes dites de « désensibilisation » utilisée dans les approches soit-disant douces ont quelque chose qui me dérange….
    Pourtant, j’ai testé, avec succès sur mon cheval. Aujourd’hui il est parfaitement statique et absent à l’approche du sachet plastique accroché au bout d’une cravache que j’avais utilisé. Pourtant il craindra toujours tous les autres sachets que l’on croise.
    J’ai stoppé là l’expérience car le résultat n’est pas celui qui je voulais. Je ne veux pas que mon cheval s’absente, j’aimerais qu’il ait moins peur.
    J’ai laissé tout ça dans un coin de ma tête….
    Et puis hier, je me suis souvenue d’un livre que j’avais lu il y a quelques années.

    Sans entrer dans les détails qui ne nous interessent pas ici,
    Une jeune fille y raccontait qu’elle avait été enlevée pour le trafic sexuel. Elle avait été enfermée dans une pièceet rendue accro à la drogue pour éviter qu’elle s’échappe.
    Après quelques jours, des hommes sont venus et l’on violée jusqu’à ce qu’elle soit si fatiguée qu’elle cesse de se défendre. Cela à continué jours après jours jusqu’à ce que résignée, elle abandonne jusqu’à l’idée de vivre ou de tenter de se défendre. Dès lors, parfaitement sage, elle a été mise sur le trottoir..

    Lorsque la défense disparaît, la désensibilisation est effectuée…

    L’idée même que j’aie pu utiliser une telle méthode me revolte…

    • Il n’y a pas à se révolter, car il n’y a pas de mauvaise méthode… juste des tremplins que l’on utilise ou pas, afin de nous rendre compte si l’on désire continuer dans ce sens où si l’on désire chercher un peu plus loin 🙂
      les chevaux ne sont pas rancuniers. Il ne faut pas l’être avec nous même…

    • Je n’écris jamais sur FB. du moins très rarement mais là, magnifique,
      votre expérience me touche énormément. Encore merci pour
      cette magnifique réflexion.

    • Bonjour ! Un cheval reste un cheval : c’est à dire un animal dont l’instinct lui dicte de fuir devant le danger. Alors bien sûr en désensibilisant nos chevaux à divers objets on ne les prive pas de leur instinct primaire… ce serait trop facile 😉 Par contre, je pense qu’en les habituant à rencontrer diverses situations auxquelles ils ne sont pas habitués, on leur apprend à se poser la question et à trouver des solutions, ils sont moins déstabilisés quand ils voient quelque chose qu’ils ne connaissent pas. En résumé, on peut DIMINUER leurs réflexes d’animaux de proie, mais en aucun cas les SUPPRIMER.

      Lorsque vous dites qu’un cheval finit par ne plus avoir d’autre choix que de cesser de se défendre et ainsi de  »s’éteindre », vous parlez d’inhibition. C’est à ne pas comprendre avec l’habituation : toutes les deux sont des méthodes de désensibilisation, par contre elles ne fonctionnent absolument pas pareil. Il faut avoir conscience qu’un cheval n’est pas en capacité d’apprendre lorsqu’il panique. L’habituation évite justement d’entrer dans cette zone là : le stimulus monte, lorsque le cheval montre qu’il est trop inquiet, le stimulus redescend au stade d’en dessous pour remonter progressivement… et ainsi de suite.

      Après il ne faut pas perdre de vue non plus que chaque cheval est différent, et que par définition il n’y a pas de méthode miracle ! A chaque cheval et à chaque challenge son puzzle de techniques qui fonctionnent dans telle ou telle situation. L’important c’est que ça marche, non ? Dans le respect du cheval bien sûr 😉

      • Le cheval régit sa vie sur la base du vivant. A nous d’apprendre de lui pour le rejoindre dans le langage de sa subtilité.
        « L’important, c’est que ça marche » … « L’important pour qui ? » 🙂

  24. Bonjour ,
    Wow je suis épatée par votre article !!!
    Je vie presque la même chose avec ma jument ! Elle a été blessé à un postérieur (splin bones casses ) du à une ruade avec autre jument !! Après sa reabilitation elle j’était du devais et a beaucoup beaucoup d avant au galo et un côté ! Cet hivers développer une tendinite antérieur qui a temdance à vouloir revenir ! Je ne connaissais à peu près rien dans l éducation et l entrAinement des chevaux mais j apprend à tous les jours ! Je sais qu elle me parle et je sais qu elle a du mal parfois ! Je la ressens ! Pouvez vous faire un autre article ou vous expliquez les exercices pour développer le dos et autres !
    Merci une passionnée qui veut le bien de son cheval ! 😉merci
    Nancy

    • Bonsoir Nancy !
      Merci pour ton commentaire passionnée 🙂
      Il y a plusieurs articles sur le blog concernant la rééducation de Pakita. Ou plutôt devrais je dire « notre » rééducation mutuelle, car le cavalier à son rôle également dans l’évolution.
      Je n’ai personnellement pas pratiqué d’exercice particulier hormis des séances à pied en extension d’encolure. Dans la lésion d’un postérieur, la première chose à rechercher est l’équilibre, la rectitude et surtout le plaisir retrouvé dans le mouvement. Pour Pakita l’incurvation et autre travail des deux pistes n’est rentré que dans la 4éme année de rééducation. Il y a donc eu 3 ans de travail auparavant pratiquement sans recherche d’incurvation.

  25. Bonsoir, beaucoup de vrai dans cet article en ce qui concerne la pratique mais perso je ne pense pas que l’éthologie soit mauvaise en elle même en ce qui concerne la théorie. L’éthologie a l’origine comme l’indique son nom sert a comprendre pourquoi le cheval réagit comme celà en ce qui concerne le cavalier et pour le cheval a réfléchir et mieux maitriser sa peur et non pas comme vous dite de supporter nos clowneries, ainsi que quand elle est pratiquée dans le bon sens du terme elle est censée donner comme résultat , un cheval qui réfléchis par lui même, qui parfois surpasse son instinct de fuite devant ce qui le dérange ou ce qui l’effraye, qui se déplace par une méthode qui est censée être moins contraignante, dans la limite de ses capacités mentales et physiques en passant par son propre respect et sa propre volonté. Bien entendu quand la méthode n’est pas détournée ou mal appliquée ou mal comprise par le cavalier. Car effectivement: les problèmes viendraient plutôt de comment elle est pratiquée par certains cavaliers, qui ont détournés suivant leur état d’esprit les méthodes de bases , n’ayant pas fait de stage avec un professionnel, ou mal renseigné du pourquoi et comment de la chose, quand la pratiqué et surtout comment par rapport a son cheval ou comme vous dite ces fameux groupes de discussions, youtube, Daily motion, Facebook et autres sites internet…. ou on retrouve tout et n’importe quoi au final avec des débats a n’en plus finir, ça je veux bien vous l’accorder. L’éthologie n’étant pas un enseignement inné, tout comme les autres disciplines que peut comporter l’équitation, il vaut mieux suivre plusieurs stages avec un professionnel reconnu de tous du sujet concerné avant de la mettre en application tout seul.
    D’ailleurs les cavaliers novices dans ce domaine se reconnaissent assez facilement (attache leur cheval a la barre durant des heures avec le licol en corde, ou le laisse lâcher au champs avec, embarque et attache leur cheval dans le van avec, monte leur cheval avec en tirant fort sur les rênes, qui dit pas de mors dit plus confortable? En fait non! (petite parenthèse dans la parenthèse) juste ou cas ou personne n’aurai remarquer le licol éthologique comporte des nœuds. Ces nœuds ne sont pas là pour faire beau mais pour agir sur les nerfs faciaux du cheval. Donc a ne pas mettre dans toutes les mains, d’autant plus que ce licol sert pour le travail et non pas comme le licol plat pour la contention de l’animal. je ne décris pas ce licol éthologique qui finalement n’est pas aussi confortable pour le cheval qu’on pourrai le croire si on ne s’en sert pas correctement et suivant sa confection
    Les jolies muserolles tressées rendent le licol encore plus rigide sur le chanfrein PS : il y a les voies respiratoires nasales sous la muserolle, alors imaginé la gêne voir les dégâts occasionnés quand on tire fort sur les rênes. Quand on monte en licol corde on est censé avoir un cheval qui sait déjà s’arreter très facilement avec son mors ou juste avec un ordre vocal ou d’un signe de la part de son humain. Voilà quelques petites choses a ne pas faire avec ce type de licol) Tous ça pour conclure: il y a du bon dans l’éthologie comme dans toutes les disciplines de l’équitation mais la différence entre le bon et le mauvais c’est l’interprétation du cavalier, et comment il pratique cette discipline. Il est bon de savoir que des fois on n’obtient pas forcement le résultat tant attendu tout de suite, mais comme toutes disciplines la patience et le temps sont de bons augures! Je pourrai en parler toute la nuit mais je vais m’arrêter là! Ceci dit j’ai beaucoup apprécier cet article qui ouvre les yeux aux cavaliers qui sont pas encore vraiment conforme avec cet enseignement. Et qui dans mon cas sert quand même de petit rappel.

  26. Bonjour,
    Je peux comprendre que vous ressentiez a ne pas avoir perçu ce quil se passait pour votre jument.
    Vous avez mis beaucoup de temps à remettre en question vos connaissances et vos acquis et je pense que cette méthode n’a pas été sur votre chemin au bon moment.
    Cependant tout au long de ma lecture j’ai compris une chose : le problème n’est jamais venu de la méthode que vous exerciez mais de vous. Vous n’avez, ce qui arrive a beaucoup de cavaliers bien sur, pas su écouter votre jument correctement.
    Un cheval ne se comporte pas de cette manière sans raisons. C’est ce que nous enseigne aussi la méthode Parelli, il ne s’agit pas de suivre une méthode exercice par exercice. Ca ne sert a rien ! Il faut travailler dans le sens de SON cheval. Personnellement, adapter le travail à son cheval…
    L’ethologie est à la base l’étude du comportement. Cela veut donc bien dire que l’on « éduque » son cheval selon son propre comportement.

    Je ne trouve pas juste votre façon de balancer cela sur le dos d’une méthode. Il y a du bon et du mauvais partout, dans chaque école, dans chaque méthode. A nous de travailler dans le sens de notre cheval et de ses exigences…
    Vous ne pouvez pas rendre responsable de vos lacunes une méthode qui prône le respect du cheval.
    Certes certains chevaux sont trop codés, certes il y a parfois une grande pression morale parfois pire qu’une pression physique sur certains chevaux, mais la faute ne vient pas de la méthode mais de celui qui l’utilise comme toujours !

  27. Pingback: Pourquoi je me suis éloignée des méthodes « étho  … suite et fin .. | «Un rêve .. Un cheval ..·

  28. De retour dans le domaine de l’équitation après de nombreuses années d’arrêt, j’ai entretemps découvert l’éducation canine positive et la bienveillance éducative depuis la naissance de mon fils. Deux approches où j’ai arrêté de voir en l’autre un ennemi potentiel, dont il faut mater dans l’œuf tout envie de domination. Et quel bonheur d’être dans une relation de respect réciproque, de communication que ce soit avec mes chiens ou avec mon fils. Ce qui ne veut pas du tout dire absence de règle ou laxisme, le respect réciproque nécessité des règles pour que chacun sache sa marge de manœuvre. Et merci pour ce texte qui me permet de savoir dans quelle direction aller avec les chevaux pour continuer dans cette voie. Et c’est la même chose : connaissance de l’autre, de ses besoins, être clair dans ce qu’on attend, l’expliquer et du bon sens. Merci pour de texte

    • Les méthodes dites « éthologiques » étaient une étape importante vers une autre équitation… Des méthodes qui s’appuient désormais sur la recherche scientifique en éthologie équine sont devant nous.

      • Je rejoins votre idée. Je pense aussi qu’il s’agissait d’une étape importante et de transition vers une autre réalité du monde du cheval (et de la nature en régle générale) 🙂

  29. Alors vraiment, bravo ! je n’ai même pas lu tous les commentaires car ça doit en enflammer plus d’un lol. Je partage votre expérience !

  30. Merci de nous avoir fait part de votre belle expérience.
    Il est dommage que notre approche classique ne nous permmette pas d’acquérir le coup d’oeil pour détecter des dysfonctions locomotrices….

  31. Cette lecture est vraiment très intéressante. Elle va me forger un nouveau comportement. J’ai lu quelques commentaires et je me dis que si tous les mammifères (que nous sommes) étaient élevés à la baguette au lieu de la patience, de l’intelligence et de l’amour, et bien, nous serions tous des brutes. Réfléchissons un peu svp. Quelques noms de chevaux célèbres pour leurs performances, le sont grace à la compréhension et à la prise en compte de leurs difficultés ou faiblesses. Moi je serai fière de pouvoir travailler tout le temps sans mors. C’est possible et déjà vu. Je vais travailler avec patience, intelligence et amour.
    Merci.

    • Merci pour ce commentaire ouvert et réfléchi 🙂
      En effet, patience, amour, intelligence et surtout compréhension sont les bases de toutes disciplines.

  32. Je suis entièrement d’accord avec toi mais je trouve juste un peu dommage du coup d’exprimer un « avis négatif » sur les méthodes dites éthologiques, il me semble évident qu’il faut les pratiquer en tenant compte du physique du cheval et cela devrait être la base de tout travail avec le cheval. Les méthodes dites éthologiques ont le mérite d’expliquer comment fonctionne et apprend le cheval 😉 en étant bien accompagné et attentif au physique du cheval, je travaille moi aussi avec la méthode parelli et chaque année l’ostéopathe me confirme que mon cheval est travaillé dans le bon sens (musculation, dos, etc) les deux sont donc compatibles et possible (après j’ai eu ma jument depuis toujours, on a été très progressif dans le travail et n’a donc de passif derrière elle ;))

    • Le premier travail restera toujours le travail dans le bon sens, peu importe la « discipline ».
      Il ne faut pas l’entendre comme un « avis négatif », mais comme une mise en garde. Ce n’est pas par ce que le cheval est ok pour le faire, qu’il le fait bien dans une locomotion correcte pour sa santé.
      Après il est évident que chacun doit regarder devant sa porte. Ceci n’est qu’un témoignage personnel et non une vérité. Chacun la sienne 🙂 Malheureusement, l’attrait des « défis » nous font souvent dépasser les limites de nos chevaux sans que nous nous en rendions compte.
      Je l’ai vécu au détriment de la santé physique (et donc) mentale et émotionnelle de ma jument. Il est après facile de se cacher la face derrière une attitude dite « dominante » alors qu’il ne s’agit que d’un dialogue de la part du cheval qui ne fait que dire son mal-être.

  33. J’ai moi-même fait du Parelli pendant 5 ans avec mon vieux cheval, et me suis rendu compte « un peu tardivement » qu’il était devenu certe très calme et fiable en toute circonstance, mais également un « vrai robot » car à force de répétition des mêmes exercices (jeu du cercle ou flexion latéral ou reculer) mon cheval même après plusieurs années après l’arrêt du travail éthologique, faisait de lui -même lors d’une ballade une flexion ou un reculer (sans doute un petit geste de ma part inconscient qui lui a rappelé de le faire..). Je pense que le Parelli est bien pour certains chevaux, mais il ne faut PAS en ABUSER ! Il est je pense également important d’être suivi par quelqu’un pour ne pas faire trop de répétition qui risque d’engendrer ensuite un comportement de « lobotisation » de la part du cheval.. Au moins cela m’a permis de faire mes propres expériences et de ne pas faire les mêmes erreurs si un jour je rachète un cheval jeune ou moins jeune.. J’en ai finalement conclu que la meilleure des méthodes est de « ressentir » son cheval avec le coeur, et que la relation de complicité avec son cheval « par le coeur » est bien plus forte, et tout aussi efficace si on « sait » l’écouter..

    • Merci pour votre témoignage 🙂
      Le principal est en effet d’apprendre de nos « erreurs ». L’erreurs n’existe pas et est source d’évolution à partir du moment où nous avons le courage de nous remettre en question et de remettre en question les dogmes que l’on nous apprend.
      En effet, le chemin du coeur est le meilleur des chemins pour atteindre nos rêves 🙂

    • Voilà exactement ce que je reproche au Parelli a l’extrême : l’automatisation des réponse et un cheval devenu robot.
      Mais, tout n’est pas à jeter, faire du Parelli en restant critique et à l’écoute de son cheval permet de le laisser s’exprimer tout en travaillant à développer une complicité dans le travail.
      Malheureusement, j’ai l’impression que les gens sont rassurés par le côté robot de leur cheval. Perso, ça me fait plutôt peur et je trouve dommage de « détruire » l’intelligence du cheval (plutôt que de l’utiliser dans le travail).

  34. Rholalala!!!! Encore merci!!!!
    Je vais me faire huer mais bon… : lorsque j’ai un peu tenté de « me mettre à l’équitation dite éthologique » avec mon cheval, ben notre relation est devenue bizarre!!! Soucieuse du comportement de mon loulou, j’ai d’abord arreté cette méthode pour reprendre notre travail « au feeling » (lentement parce que je n’ai pas de méthode mais mon cheval m’explique patiemment!!), puis j’ai réfléchi (oui le cheval fait réfléchir, c’est devenu une drogue et je suis accro de savoir qu’il me reste tout à découvrir!)….
    En fait mon super cheval ne comprenait pas pourquoi tant de renforcements négatifs et d’inconfort venait là dans notre « travail »! Il voulait juste rester lui-même et ne pas être conditionner: il voulait continuer à me donner ce que je lui demandais, à condition de le lui demander comme il faut!!
    Alors ok « l’étho » fait prendre conscience que le cheval n’est ni un esclave ni une mobilette -fallait vraiment qu’on nous le dise pour le comprendre ?- c’est bien on avance, mais attention aux effets de mode! Attendons quelques années pour avoir une réflexion/bilan de tout cela et en voir les vraies limites. Bref, soyons à l’écoute de ces Animaux bien plus fins que nous!!

    • Bravo pour l’écoute que vous portez à votre cheval. Nul doute que vous avez trouver un précieux guide qui vous ménera à la compréhension de leur monde subtil, qui n’est autre que le notre avant que l’accélération décadente de notre société nous le fasse oublier. Eux n’ont pas changé… à nous de retrouver nos « fonctions » ancestrales 🙂

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