Cession de nuque et impulsion – Approche holistique

Actuellement, on lit un peu de tous et un peu de rien concernant la locomotion du cheval et les fondamentaux de dressage qui amèneront à la juste locomotion. Chacun défend son clocher et s’obstine à écraser l’idées des autres…

L’erreur est de considérer les parties du cheval à travailler individuellement. Certains ne voient que par l’avant-main, d’autre par la musculation du dos, d’autres par la musculation des postérieurs et d’autre par le placer de la tête. Or, chacun à raison… Si le créateur à fait du cheval ce qu’il est, c’est que chaque partie de son corps participe à l’activation d’une autre. Après le tout est de savoir « de qui de la poule ou de l’oeuf »  !!! Et sur ce point, chaque cheval est différent et nécessite un travail adapté.

Pakita est sans mors et nous tentons de progresser dans un domaine (semble t’il) encore peu tester : aller vers le rassembler sans embouchure dans la bouche. De ce fait, je ne peux pas partir sur les bases de travail Bauchériste concernant la cession de mâchoire/nuque via le mors (que je ne réfute aucunement 😉 ) … Je ne peux que me fier aux principes de l’équitation classique (ancienne) où la cession de mâchoire est obtenue par l’équilibre (abaissement des hanches) ET par l’impulsion venant des postérieurs, parcourant le dos, l’encolure pour finir comme un cadeau dans la main du cavalier.

La Définition est alléchante … oui mais … il faut en comprendre tous les tenants et les aboutissement afin de pouvoir les appliquer correctement et ne causer aucune gène dans le parcours de cette impulsion. Je crois que jusqu’à maintenant, je n’en avais pas bien compris le mécanisme holistique.

Une école va donc choisir de créer la décontraction de la mâchoire via le mors pour engager les élément en chaîne de la décontraction de la ligne du dessus. Un procédé qui par donc de la mâchoire et sur laquelle, je ne peux agir sans mors.

Et l’autre école va amener la prise d’impulsion des postérieurs qui va se créer une énergie  sur toute la ligne du dessus du cheval, pour la recevoir avec décontraction de la nuque (et à fortiori de la mâchoire) dans la main du cavalier. Cette dernière recherche est probablement plus longue à obtenir puisque seul le travail holistique sur le corps du cheval amènera le résultat escompté. Certainement la raison qui laisse penser que le mors est indispensable en dressage…  Ce qui est d’ailleurs une évidence si l’on est pressé (et peut de cavalier de concours ont de temps à accorder à cette expérimentation…) . Il est plus facile d’agir que d’apprendre la patience … avec en plus, toutes les incertitudes d’être « sans mors » que cela impliquent.

Dans la recherche (que je m’impose à moi-même puisque je ne remettrais pas de mors à Pakita),  la décontraction globale et holistique  est donc primordiale. Mais holistique de quoi ?  De ma jument, de moi-même ou des deux associées ?

Bien évidement, tout comme il est impossible de dissocier les parties du corps d’un cheval, il serait impossible de dissocier le cavalier qui par principe participe de moitié à l’harmonie du couple.

Ca commence à faire beaucoup de choses à prendre en compte … gné !

Pour le cavalier, il est impossible de rentrer dans cette dynamique d’impulsion et de décontraction, sans avoir appris à gérer son propre corps (équilibre, centrage, gestion énergétique…) . Toute gène occasionnée par une mauvaise assiette met en péril l’équilibre…  et donc l’impulsion…. et vice-versa …  et donc recule d’autant l’arrivée de la cession de nuque tant espérée.

Pour le cheval, il en est de même… toute géne ressentie dans son corps sera un obstacle à son aisance physique ET mentale.

Mes premières lectures (bien cartésiennes comme il faut … lol !) m’ont aidées à comprendre l’importance de la structure osseuse et musculaire du cheval.

muscles avant main

chaine dorsale

Source : Ostéopathie et rééducation équestre – Dr Pierre Pradier et Dr Marie-Odile Sautel

 

J’ai fait appel, afin d’aider Pakita, à une magnétiseuse, à une personne qui pratique le shiatsu, sans vraiment trop y croire (j’avoues) à l’époque.  Et pourtant, à chaque visite d’un de ces professionnels, les résultat furent impressionnant et durables. L’aide apportée par ces praticiens n’étaient pas négligeable dans l’évolution de la locomotion de Pakita. Ce fut même la clé du déblocage de certains problèmes. M.A.G.I.Q.U.E … mais pas tant que ça !

Mes recherches en équitation centrée m’ont fait découvrir le monde énergétique qui nous entoure et qui régit la vie de chaque être vivant. Depuis quelques semaines, je goûte moi-même à cette réalité. Une fois maitriser, l’énergie est un dialogue à part entière dans le couple cheval/cavalier, et ce, dans les deux sens… l’énergie de l’un renseignant le ressenti de l’autre sur le mouvement commun à suivre. C’est donc un travail de couple.

Bien entendu, mes dernières expériences m’ont données le goût d’aller chercher un peu plus loin et de confronter les sciences exactes aux sciences un peu plus « mystiques », histoire de me rassurer un peu moi même … J’entends par mystique, ces concepts non palpables, non quantifiables dont tout le monde parlent à demi-mot et dont il est tellement difficile de trouver des lectures concrétes (évidement…).

Cette idée n’est pas venue toute seule de mon esprit fébrile (à moins que ce ne soit sénile …)  …  Lors de notre dernier cours (du quel je suis sortie en marchant comme une mémé derrière son déambulateur … merci Béné ! 😉  ) avec ma prof adorée, nous avons abordé quelques exercices concernant de la libération de deux points d’ancrage primordiaux de l’avant-main : le garrot et la nuque…  Au passage, le travail ne concernait pas que Pakita ! 😉  Lors de la séance, quelle ne fut pas ma surprise quand Pakita  m’a demandé de la gratter.  J’ai d’abord penser à une mouche… mais pas de mouche. Et elle m’a montré son avant-main en lançant des coups de tête vers son garrot. J’ai assouvi sa demande, bien sur, ce qui a eu comme effet de la transformer en chameau claquant des dents, ce qui en langage cheval veut dire « ho ouiiiiii ! encore ! c’est bon là » (pas d’idée mal placée …non mais ho…)

Le soir, je me suis tout de même poser la question du pourquoi du comment … la réponse m’est venue d’une amie qui étudie le shiatsu (merci ma poule ! 😉 ) . En effet, lorsque l’énergie se libère dans un méridien, cela peut être ressenti comme des gratouillis. Mon amie me parle également du méridien de la vessie qui est le méridien du lâcher prise chez les cheval. Tiens donc … lorsque l’on sait que Pakita a eu une peur agressive de l’humain et que son accident est arrivée monté par un cavalier indélicat, le rapprochement avec les problèmes que je rencontre depuis toujours n’a fait qu’un tour dans ma tête.  Depuis toujours, Pakita a beaucoup de mal à faire confiance au cavalier. Elle accepte maintenant de venir se poser sur la main, mais elle n’accepte pas encore  le contrôle de son avant-main droite/gauche, dans une libération totale… dans le lâcher prise… Le mental est donc capable de bloquer le physique. Mais bon, ça c’est pas trop un scoop, c’est aussi valable pour les humains !!

Ok … me voilà partie à la recherche d’information sur le méridien de la vessie du cheval … (source : http://www.jean-servantie.com/spip/spip.php?article13 qui est un site traitant de l’accupuncture … accupuncture/shiatsu… les méridiens restent les méridiens !)

MERIDIEN_VESSIE

Sensibilisée depuis peu au travail énergétique sur mon propre corps de cavalière, mes recherches m’ont menées vers le Reïki et donc vers la notion de chakras.  Après quelques recherches, voici les chakras du cheval (source : https://www.rolandberard.com/Production/FR/PosTraitementsAnimaux.htm )

chakras Pakita

 

Et très curieusement, les chakras du cheval se superpositionnent sur d’une part les méridiens, mais également sur les points d’ancrages ostéopathique présentés sur mon livre de référence (Ostéopathie et rééducation équestre – Pierre Pradier et Marie-Odile Sautel) … bizarre, bizarre !!

Or, les deux points d’ancrages ostéopathiques encore vérouillés chez Pakita sont :

– le garrot : chakra brachial qui dirige l’avant-main, tête, encolure, antérieur. Les problèmes liés à ce chakra pour un cheval sont : réticence à être touché, refus de se connecter… et qui passe sur le méridien de la vessie, le méridien du lâcher prise…

– la nuque : chakra couronne qui dirige le cerveau, l’hypophyse, la peau, le système nerveux autonomique et le système cranio-sacré. Les problèmes liés à ce chakra pour un cheval sont : dépression, retrait… et qui est en fin de course du méridien vessie…

Bizarre, bizarre … n’est il pas ?

Encore plus bizarre lorsque l’on observe le parcours du méridien qui descend jusqu’aux postérieurs. A savoir qu’il y a 2 mois, Pakita a déclenché une gâle de boue. Je n’ai pas effectué de recherche sur le système lymphatique, mais …

Revenons à nos moutons ….

Qu’est ce que l’impulsion ? … j’aime beaucoup la définition de Bernard Chiris qui est la suivant : Etat psychique du cheval ayant le désir impérieux de se porter en avant, de répondre avec calme et énergie aux demandes du cavalier (source Cheval-haute-ecole.com) Tous y est : Etat pscyhique/désir/énergie/demandes du cavalier… 

Or, un blocage sur la ligne du dessus, sur une articulation, sur un groupe de muscles, sur le méridien de la vessie … et par définition sur un des chakras bloque l’énergie impulsive sur son chemin. La cession de nuque est la résultante de ce parcours énergétiques qui nait dans les postérieurs, qui a arrondit le dos au passage, qui va permettre l’élévation du garrot et qui vient s’offrir à la main du cavalier en toute décontraction. Sur ce chemin, on y retrouve tous les points d’ancrages important de la structure osseuse se supperposant sur les méridiens…

Tout blocage mental (ancien ou présent) va donc créer un blocage physique ET un blocage du flux energétique.

C’est pour moi une explication majeur dans ma recherche actuelle. Cela me permet de comprendre l’étendu de la complexité du dressage d’un cheval et l’importance de considérer le cheval de manière holistique. Cela me permet de prendre (encore plus) compte les difficultés morales de Pakita et bien entendu de l’aider sur tous les points à se libérer de ses blocages (qui sont tout de même devenue minim par rapport au tout début… ), mais également de pouvoir la rassurer en lui expliquant chaque jour qu’elle peut me faire confiance. Que  ma main ne va pas la trahir en la contraignant, en la brutalisant, comme ce qu’elle a connu par le passé. Mais qu’au contraire, je me mets à sa disposition pour l’aider et que j’ai compris !

J’ai pris conscience de ces notions, il y a une semaine. Mon comportement de cavalière a donc évolué sur cette dernière semaine avec comme élément nouveau : les peurs de Pakita sont encore bloquées dans le garrot et la nuque. Et en seulement une seule toute petite semaine, c’est prise de conscience, a changé le rapport que Pakita a vis à vis de mes demandes de main. J’ai probablement mis plus de conscience dans l’importance de la décontraction, de l’acceptation de ses craintes dans mes épaules et mes mains. Ce qui la réconforte sur mon état d’esprit à son encontre.  Elle commence à m’accorder sa tête en haut, en bas, sur les cotés et je commence à voire sur les vidéos un début de lâcher-prise concernant la cession de nuque. Son articulation s’assouplit de jour en jour.

J’ai maintenant conscience qu’un cheval qui offre sa tête est un cheval qui offre son âme toute entière à son cavalier.

Suite au prochain épisode … 😉

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11 réponses à “Cession de nuque et impulsion – Approche holistique

  1. excellent article, très intéressant…perso j’étais à la recherche d’infos que les chakras des chevaux cela a remis en route ma curiosité…ou avez vous trouvé ces infos ?

  2. Waouhhh exactement la même philosophie que moi j’adore. Je tombe sur ton article car justement je viens de me faire initier au Reiki et je recherche quelques trucs pour mes chevaux!
    Ton article est super. Merci

    • Merci 🙂
      Ca fait un moment que je cherche à comprendre pour aider au mieux ma juju… et les pièces du puzzle se sont reconstituées dernièrement pour moi ^^
      Le reiki … justement j’y pense 😉

  3. Bonjour, j’effectue des recherches car ma ponette a des symptômes avoisinant les syndrome du neurone moteur chez le cheval mais sous vitamine E, je ne vois pas de rémission et ça fait 10 jours de traitement. Je pratique le magnétisme pour aider les personnes de mon entourage à aller mieux, et j’aimerai savoir si je pourrai le pratiquer moi même sur ma ponette car elle souffre et je trouve que ça traîne un peu pour la soigner…. 20 jours de traitement…. je ne veux pas la perdre… Si NON, connaissez vous quelqun dans le 17 car je suis en Charente Maritime.
    Merci beaucoup de m’avoir lu et de prendre le temps de me répondre.
    Bien à vous. ❤

    • Bonsoir
      Non, je connais personne dans le département 17, désolée.
      Mais l’idée, si tu pratiques le magnétisme, d’en faire profiter ta ponette est excellente. Cela ne peut pas lui faire de mal.

      • Merci jumalu77. On a trouvé un véto osthéo qui l’a manipulé et soulagé. Elle a bien la MNMC malheureusement, mais à force de vitamines E, de magnétisme et de scéances osthéos, elle est debout, trotte de temps à autre dans le paddock, un régal de la voir ainsi. Des coliques de temps en temps qui lui empestent la vie, mais le véto est rapide alors je suis rassurée. Bien à vous jumalu77.

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