En quête de l’impulsion supérieure… la décontraction le moteur de tous ! (vidéos)

Sans la véritable expérience d’avoir monté un cheval dont le dressage est abouti, Pakita me guide dans le travail. Pakita est la première jument que je dresse de A à Z (et en plus sans mors …) et ce n’est pas par ce que nous savons monter que nous savons « dresser ». J’apprends… je comprends chaque jour un peu plus …  Et pour ça, j’ai un guide (deux avec ma prof 😉 ) merveilleux … Mes lectures commencent seulement à prendre un vrai sens de par le ressenti que je découvre durant nos séances.

Et je me suis rendue compte qu’une « erreur » d’appréciation me bloquait dans la recherche actuelle de cette fameuse impulsion supérieure.

Un reste d’instinct club me laissait penser qu’en exigeant et en demandant le mouvement, j’allais l’obtenir … mouarf !  C’était sans vraiment me rendre compte de l’importance primordiale de la volonté de Pakita à se mobiliser dans la décontraction. Seule SA volonté amènera à l’impulsion supérieure. Et nous avons encore un petit de chemin à faire avant d’y arriver.

Jusqu’à maintenant, même si je comprenais le concept de la décontraction totale dans le mouvement, ne l’ayant jamais ressenti sur un autre cheval, je n’avais pas pris la mesure de ce que cela signifiait réellement. Sans le ressenti du juste, nous ne sommes pas grand-chose en tant que cavalier…

J’ai vraiment eu du mal à quitter mes exigences « le cheval doit faire comme si et comme ça si je veux arriver à ça » … ouai !! Mais dans cette histoire, peut être que j’avais encore trop négligé que nous étions deux et que seul Pakita pouvait disposer de son propre corps !

Jusqu’à la semaine dernière, j’avais encore du mal à monter centrée à chaque instant de la séance. La raison en était simple : je faisais fonctionner mon mental plus que mon ressenti profond. Je mettais des exigences dans chacune de mes demandes.  Et avec une jument comme Pakita, ça ne pardonne pas ! Elle se retenait dans toutes ses allures. C’est dernier temps même, elle repassait du trot au pas sans prévenir. Elle s’opposait à mes demandes de cercle, parfois avec brutalité.  Elle me lançait des coups de tête … je savais bien qu’elle me disait quelque chose.  Je savais bien que mes exigences étaient au cœur du problème et que seul ma manière d’aborder les choses était en cause. Mais j’avais réellement du mal à quitter le monde équestre que je connaissais qui veut que ce soit le cavalier qui décide « ou, quand, comment ».

 L’épisode du stick (à lire  « Quand Pakita me dit ») m’a fait prendre réellement conscience que la perspective possible d’une contrainte exercée par le cavalier stressait encore et ne permettrait pas à Pakita de disposer dans la décontraction totale de chacun de ses muscles..  Son traumatisme passé est encore présent quelque part et je ne peux faire selon mes concepts. Si nous voulons aller plus loin, je dois accepter ses compromis et ses leçons. Ce n’est pas à moi, avec mes ptits bras musclés et mon exigence de cavalière qui pourra imposer quoi que ce soit à Pakita… Je propose et elle dispose. Il n’y a aucune autre solution envisageable et je dois l’accepter et plus encore m’approprier au plus profond de mon être cette évidence.

Hier, Pakita m’a encore  offert une Grosse leçon d’humilité en me montrant toute la volonté qu’elle est capable de donner si j’abandonne le micro-managing. Car même cette exigence mentale la bloque. Elle me demande de vivre l’instant présent, avec elle, dans chacun de ses mouvements.

Mon dernier cours a été décisif dans l’évolution de ces derniers jours. Après avoir appris à me centrer en marchant (chose qu’on fait depuis un moment, mais rien ne s’apprend du jour au lendemain… sur ce point là, il faut être prêt intérieurement à le faire et ce n’est pas qu’une question de physique…) , ma prof m’a fait ressentir le bien-être profond que procure une attitude centrée et ancrée au sol (oui ! même à cheval, nous devons nous ancrer au sol… ).  Je commence à m’accorder en parallèle des petits moments de méditations que j’ai d’abord commencé à pratiquer en présence de pakita dans sa stabulation pendant qu’elle mangeait. Puis que j’ai mis en œuvre à cheval. D’abord à l’arrêt puis au pas.

Durant ma séance d’hier, j’ai pratiqué ce petit moment de médiation et quel bonheur d’avoir pu constater que nous l’avons vécu à deux, avec Pakita. En restant dans cet état de flow (excellent article sur la page de Bruno Marchal : http://equitationethologique.wordpress.com/2014/01/13/brunomarchal-equitation-montpllier-flow/ ), j’ai demandé le pas, puis le trot. Et toujours dans cet état loin du mental et de ce foutu micro-managing, nous nous sommes amusée à faire des cercles, des huit. La décontraction était totale d’un côté comme de l’autre. Tous était facile et non pensé, juste vécu à deux : les courbes, les transitions … Un grand moment de magie. Je ne saurais même pas dire si j’ai utilisé des aides. En fait je ne crois pas. Mon corps à vécu les choses sans les penser mentalement.  Je me suis sentie « Centaure ». J’ai totalement accèpter la cadence lente que Pakita a désiré prendre au début de la séance, en savourant juste le calme, puis petit à petit, c’est elle qui m’a offert la mise en avant.  Et je crois que je n’ai jamais senti Pakita dans un tel état de bien-être en étant montée…. Vraiment une immense leçon qui va être le début (encore) d’une nouvelle ère pour nous deux !!

Par chance, j’avais mis la vidéo dont j’avais totalement fait abstraction ( … on le sait bien, quand il  y a un paparazzi quelque part, on monte plus pareil ! ). Et de retour à la maison, j’ai visionné cette vidéo. Je n’ai pu que constater les allures totalement différentes de Pakita une fois le centrage partagé à deux. Et mieux encore, j’ai pu y voire un net progrès (sans que je l’ai exigé)  dans sa volonté à se porter en avant.

Sur la fin de la séance, je me suis amusée à arrêter Pakita à l’énergie (chose au point depuis longtemps) et quel ne fut pas ma surprise (elle qui collait aux jambes et grinchait il y a encore une semaine) de la sentir reprendre le pas au souffle du mollet.

Pas vraiment de magie, ceci dit … Pakita m’attendait sur ce « terrain » depuis déjà bien longtemps !! C’est moi qui ne savais pas encore comment y aller …  Suite au prochain épisode …

Quelques extraits de la séance d’hier :

 

 

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Une réponse à “En quête de l’impulsion supérieure… la décontraction le moteur de tous ! (vidéos)

  1. C’est dommage que tes vidéos soient prises d’un peu loin car on ne voit pas trop quand tu es au fond de la carrière..mais on voit bien, surtout sur la dernière, que la jument est bien décontractée et en avant .. vous avez effectivement l’air serein !
    Je vois bien ce que tu veux dire en parlant de « flow »..je ne connaissais pas l’expression, mais c’est bien quelque chose que je ressens quand je suis seule, tranquille avec ma jument et « en dehors du temps » et du reste.. le lâcher-prise du cavalier permet d’amplifier la connexion mutuelle et entraîne la décontraction du cheval..on a en effet l’impression de ne plus exercer d’aides conscientes mais je pense que le corps, qui suit la pensée, trouve « instinctivement » la bonne position pour entraîner le cheval avec lui ..il suffit d’une micro pression d’un côté ou de l’autre (surtout à cru où le contact est intense ) ..le cheval ressent très bien ces variations de position du centre de gravité et y répond facilement ..de même pour l’arrêt , un léger grandissement suivi d’une expiration profonde me suffit pour les transitions descendantes ..

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