Mes sources d’inspiration Facebook

Un article que je place bien évidemment dans la catégorie « Bibliographie ».  Ma soif de connaissances  me pousse à lire une multitude d’ouvrages. Cependant, j’aime comparer mes lectures afin qu’elles ne restent pas monochromes. La richesse et l’ouverture d’esprit passe à mon sens, par la confrontation d’avis différent.  S’arrêter à UNE méthode, ou à UN enseignement sans comprendre pourquoi nous nous dirigeons plutôt vers ces idées que vers d’autres se résume à mettre des œillères et à ne plus évoluer. Or, il ne suffit pas assez d’une vie pour apprendre de nos chevaux et seuls nos chevaux détiennent la vérité…

De plus, dans notre évolution de cavaliers, une manière de faire qui nous paraissait jusqu’alors juste,  peu se justifier contestable …  car nos chevaux savent nous guider. En effet, l’enseignement actuel ne supporte que peu l’évolution des esprits… on a toujours fait comme ça ! En êtes vous sure ? … on a toujours fait comme ça DEPUIS que l’équitation à pris un tournant militaire.  Mais il est dommage de constater qu’un cavalier en recherche de la belle équitation, doive aller s’informer « autre part » pour y découvrir une équitation réellement respectueuse de nos chevaux.  Il n’est jamais trop tard pour s’améliorer, s’ouvrir vers les idées nouvelles qu’apportent l’éthologie scientifique et redécouvrir les idées des maîtres d’équitation d’antan. Nous nous rendons alors compte que l’enseignement actuel est quelque peu faussé par ce besoin impérieux (militaire) de tous obtenir tout de suite au détriment du respect de nos chevaux.

Internet est devenu de nos jours une incontournable source de connaissances dans le partage d’expériences. Je laisse toutefois aux adeptes des guerres de clochers leurs échanges hargneux de cavaliers fermés d’esprit pensant que LEUR manière de faire est universelle … Et malheureusement, internet regorge de cavaliers obtus qui ne voient que le bout de leur nez… et même pas celui de leurs chevaux. Ce ne sont pas ces lectures qui m’intéressent. Je les évite …

Cependant, il m’a été donné de croiser par hasard deux pages Facebook dont je me délecte chaque jour. L’ouverture d’esprit et la courtoisie communes à tous les participants riches de leur plusieurs années d’expérience en dressage, et même en CSO font de ces pages, des lectures précieuses à mes yeux. Le respect du cheval dans un esprit de recherche de perfectionnement constant y est présent. Les connaissances de chacun sont échangées en toute humilité et tolérance.

Les idées (parfois) divergentes de chaque méthode (qui m’ont bien souvent embrouillé mon cerveau de cavalière en recherches) deviennent limpides. Et c’est avec plaisir que je croise souvent des notions que peu de cavaliers utilisent et admettent :  « comprendre  pour s’adapter  à nos chevaux » et « se remettre en question en tant que cavalier ». 

C’est donc pour ces raisons, que chaque matin je suis impatiente, d’ouvrir Facebook pour y lire la matinale de Monsieur Luc Pirick. Et  plus tard dans la journée, j’attends  les articles de Monsieur Bernard Mathiè dont l’amour des chevaux est retranscrit dans chaque phrase. C’est un vrai plaisir. Je suis également avec grand intérêt les débats qui suivent enrichis par les connaissances parfois très pointues en biomécanique et en précisions historiques.

Merci Messieurs d’ouvrir votre savoir à des cavaliers de tous horizons en recherche de la belle équitation de tradition Française …

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11 réponses à “Mes sources d’inspiration Facebook

  1. moarf ! je vois qu’on a plus ou moins les mêmes sources d’inspiration, les mêmes lectures..
    et concernant internet , finalement on retrouve toujours à peu près les mêmes entre les blogs FB ,et les sites spécialisés comme « équipassion », « éducaval », ou « allège idéal »..serait-ce que le monde de l’équitation ..mmh, comment dire… »respectueuse » , « intelligente » ? est si peu développé ? bon allez, je suis mauvaise langue et je dois dire que j’ai appris énormément de choses malgré tout grâce à internet, mais c’est sûr, faut faire du tri …

    • Je dirais en fort développement au contraire 🙂

      J’ai commencé à monter dans les années 80. Et à cette époque, pas de guerre de méthodes possible, c’était équitation club pour tout le monde ! lol

      Le dressage respectueux avec un grand D n’était que le privilége de certains cavaliers qui trainaient les illustres écuries. Limite, c’était secret ! hihi

      Je trouve ça génial que les choses commencent à se dire et que cela puisse être partagé avec tout public.

      Ca va se développer. C’est tout de même trés « nouveau »… enfin ! pas trés nouveau puisqu’il faut remonter à quelques siècle (mouarf !), mais ce qui est nouveau, c’est la possibilité que des passionnés, y compris des cavaliers de loisirs puissent y avoir accès 🙂

  2. faut pas oublier que dans les années 80 (c’est aussi l’époque où j’ai commencé) , l’équitation commençait tout juste à se démocratiser . Dans les clubs, certains te diront que l’équitation qui y était pratiquée était d’un meilleur niveau qu’aujourd’hui et que les « animateurs FFE » d’aujourd’hui ne savent pas grand chose.. j’ai commencé à monter en 80 puis j’ai arrêté pendant 15 ans avant de reprendre avec mes enfants ..ben j’ai pas vu la différence ..(suis peut-être mal tombée ), je n’ai rien appris sur la locomotion du cheval, sur sa psychologie, sur les sensations à développer , sur le travail à pied ..tout ça je l’ai découvert petit à petit grâce à mes lectures et à ma volonté de chercher autre chose mais j’ai rencontré bien peu de cavaliers en club soucieux de développer une autre relation avec leur compagnon à 4 pattes ..
    Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de cavaliers qu’en 80 (surtout des cavalières d’ailleurs..) et un certain nombre cherchent comme nous autre chose , mais sont-ils si nombreux ? à lire à droite et à gauche sur les forums, j’en doute un peu ..mais c’est vrai qu’on peut au moins, si on le cherche vraiment, trouver réponse à ses questions , c’est déjà pas mal !

    • Mais on est de la classe alors !!! 🙂

      J’ai moi aussi arrêter durant 8 ans ^^
      Et quand j’ai eu Pakita, elle a été en pension dans un poney club durant à peine 1 an.
      En fait, je n’y ai pas trouvé beaucoup d’évolution par rapport à « avant »…
      J’ai vraiment cette sensation d’avoir perdu mon temps dans les clubs, car je n’ai jamais autant appris que depuis ces 6 dernières années auprès de ma juju.

      Tu as raison, il doit y avoir plus de cavaliers ^^ Je n’ai aucune idée du nombre de cavaliers qui cherchent vraiment le respect du cheval.

      Je ne fréquente plus les grands forums, car ce qui s’y dit me met trop souvent hors de moi. 😉

  3. Et puis dans les illustres écuries ..suis pas sûre que tous les grands cavaliers étaient respectueux de leurs montures non plus …y a qu’à lire des écrits anciens pour voir décrits leurs moyens de coercition face aux rétivités des chevaux ..z’étaient pas toujours tendres!

    • Pas sure non plus, en effet ^^

      Mais personne se posait vraiment de question à l’époque… les médias et internet ont vraiment ouvert les esprits et donner une vrai liberté d’expression, beaucoup de guerre malheureusement aussi, mais il faut faire le tri et puis c’est tout 🙂

  4. c’est ça, on se posait moins de questions à l’époque..les « maîtres » étaient respectés et on appliquait ce qu’ils nous disaient…maintenant, je crois aussi qu’on a, à nos âges (lol) un peu plus de recul pour se poser les bonnes questions, alors que la grande majorité des cavalier(e)s sont des jeunes entre 8 et 25 ans , qui n’ont pas ce recul et suivent sans discernement les modes de l’époque ..

    J’ai eu l’immense chance (mais je ne m’en suis rendue compte qu’assez tard) de passer un an au début des années 80 dans un centre équestre avec comme « maître » Philippe Gruss, (un frère de Lucien Gruss) . C’est lui qui m’a donné le goût de la belle équitation, le plaisir de monter des chevaux bien dressés (waouh , je garde un souvenir impérissable de ses lusitaniens!) ..et une assiette en béton (l’était pas toujours tendre, mais tellement juste ..) .. le regret que j’ai est d’avoir vécu trop tôt cette expérience dans ma vie de cavalière , j’en profiterais bien mieux aujourd’hui ! mais il m’a permis de comprendre qu’il existait une autre voie, que j’ai cherché inconsciemment longtemps ailleurs sans jamais la trouver , puis que j’ai redécouvert en lisant Oliveira, Henriquet et les autres (je crois qu’on doit avoir à peu près la même bibliothèque :-))

    Pour le reste, c’est aussi à partir du moment où j’ai eu mes chevaux que je me suis intéressée à leur bien-être, à la relation que j’avais avec eux…parce que lorsque tu élève et éduques un cheval , d’autres problèmes se posent qu’à celui qui arrive pour poser ses fesses durant une heure sur un cheval qui change à chaque fois …

    • En effet, tu as eu une chance immense d’avoir un tel enseignement…

      Je vois qu’on a la même bibliographie 😉

      C’est marrant, car justement, moi il me manque peut être le ressenti de monter sur un cheval abouti dans son dressage. Les découvertes, je les fais au jour le jour avec Pakita. Mais j’ai l’avantage de ne pas avoir de but particulier, donc on prend notre temps et on savoure bien plus 🙂

  5. Depuis l’an dernier, je monte de temps à autre (sauf ces derniers mois pour cause de météo pourrie !) chez un amateur éclairé qui a 2 entiers lusitaniens dressés haute école … j’ai vraiment découvert ce que c’était de monter un cheval bien mis (sacrées sensations !! ) et là tu comprends ce que ça veut dire d’être précis et délicats dans ses aides …j’ai ainsi pu corriger un certain nombre de défauts (j’en ai encore lol) de position, notamment dans la main et ça m’a aidé avec Nikita, même si je suis loin, très loin d’obtenir avec elle ce que ses chevaux savent faire (mais je suis comme toi, n’ayant pas de but particulier, je prends mon temps, on arrivera là où on arrivera..un jour peut-être !!) . Mais c’est vrai que j’avais quand même besoin, depuis plusieurs années que je montais seule, de rectifier quelques trucs ..Je savoure chaque moment passé en selle sur ses chevaux (qui en plus sont magnifiques) et à la limite, ça me permet d’être plus patiente encore …

  6. Bonjour, et bien vive les années 80!!!! Et que c’etait difficile… C’est l’époque ou on ne montait à cheval que par respect du cheval mais dieu sait qu’on a « ch… »
    Je me souvient de l’assiette…. J’ai monté à cheval avec une cravache dans le dos, au pas au trop assis (bien entendu) et au galop pendant un an. Mais pourquoi? Simplement parce que j’avais envie de mieux comprendre ce qu’était savoir monter et bien évidemment c’était de panser avant au moins une demi-heure et 3/4 heures après ….
    On ne montait que des chevaux de club avant de pouvoir grimper sur d’autres chevaux…qu’on devait respecter. On se faisait enguirlander, il ne passait pas une semaine sans histoire! Le moniteur que j’avais à l’époque était comme celui qu’avait isabelle! C’était Christian Regnier dans le sud de la France, c’était un excellent moniteur, un Monsieur du cheval qui s’occupait bien plus des chevaux et il fallait qu’on se respecte pour pouvoir monter ses chevaux de concours. Je me souvient très bien de 3 juments, Rebbeca, Anna et Princesse et dieu sait que les deux dernières m’en ont fait baver mais comme disait à l’époque mon moniteur, il fallait que je les monte avec énormément de respect et j’étais la seule à pouvoir le faire, disait il! (il faut dire que je montait 3 fois par semaines)
    Il est toujours la, malgrés toutes ses années bonnes ou mauvaises, pour lui, il ne voyait plus que d’un œil et moi j’ai fait un AVC. D’ailleurs, je suis remontée à cheval 3 mois après que soit sortie de l’hôpital…d’accord je suis handicapée mais qrace à lui je suis aujourd’hui j’ai l’immense plaisir d’avoir Doc qui partage ma vie…
    Bien sur, il était difficile au début, la monitrice a l’epoque me disait qu’il etait trop difficile compte tenu de mon handip, il fallait le monter avec elle, être tres « chef » avec lui, mais quand je le montais elle etait toujours étonnée.. Mais je l’ai quitté et depuis je suis dans une écurie de propriétaire et avec de la patience, de l’écoute et de la remise en moi, et d’avoir faillit perdre la vie, je me suis mise encore plus à son écoute et j’ai bien fait, bien sur avec des choses qui vont bien et d’autres qui vont moins bien mais plus jamais Doc n’est aussi difficile qu’au début! cela fait 2ans que je le monte, ou le travail à la longe,.
    De l’écoute du respect pour lui et aujourd’hui il me fait des bisous, oui des bisous avec son nez!!!!(avant il n’aimais pas qu’on lui prenne sa tête, il plaça sa tête devant moi et il la baissé car il sentait bien qu’avec moi il pouvait voir à quel point il pouvait me faire une confiance aveugle) Et quand je me débrouille mal il le fait comprendre, par exemple, il s’arrête, il attend que je me place mieux…alors qu’avant c’était un galop ventre à terre…et je tenais par n’importe quoi….
    Je bouquine beaucoup, j’apprends énormément de choses et je surfe sur internet et je suis ravie d’avoir choisi ton blog, j’ai enfin trouvé des choses qui me semble pour moi essentiel!!!
    Vive Pakita et vive toi….ton écouté à toi est bienfaisante et toujours gentille…

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