Les défenses … un dialogue précieux

Attention ! pavé … car ce sujet me tient vraiment à cœur. En effet, durant les 5 premières années de notre aventure commune, Pakita a été quotidiennement en défense… Les 2 premières années, ses défenses étaient omniprésentes, à pied, et pire montée. Pakita avait la réputation d’une jument dangereuse dont il fallait se méfier…

… A pied, lors du pansage : coup de dents intempestifs, postérieurs menaçant, oreilles plaquées, naseaux retroussés, stressée, muscles tendus …

… Montée, coups de dents sur mes pieds (et oui ! un cheval peut être souple pour dire ce qu’il a à dire), oreilles plaquées, naseaux retroussés, coups de tête en ma direction,  refus d’obtempérer à mes demandes de direction (tête, épaules,  poids, volonté, systématiquement mise dans le sens inverse) et d’allure, debout aussi, refus d’avancer …

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Pakita en train de me dire que sa selle est archi inadaptée lors d’un essai de ma vieille selle toute droit sortie de chez le sellier…  Le coup de dents n’était pas loin … 2010 (autant dire que cette selle n’a fait que cet essai là … lol ! ça plaisantait pas …)

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Sa majesté en pleine contestation … 2013

En deux mots ! un vrai régal … et surtout une vrai énigme… Mais avec le recul, mon manque d’écoute a été le seul carburant à cette agressivité …  Je voulais « l’obliger à faire » ce qu’elle ne pouvait pas faire physiquement et qu’elle s’était refuser à faire mentalement.

D’autant que Pakita a été ce qu’on appelle une jument traumatisée. Très sensible de nature, ce n’est pas le style de jument que l’on ne peut pas soumettre… pourtant, c’est ce que l’humain (par méconnaissance, pas par méchanceté calculée bien sûr…)  a tenté de faire durant ses premières années de vie de cheval de loisir. Elle a juste appris à interdir toute introduction de l’être humain dans son environnement pour sa simple sauvegarde personnelle.

Un cheval ne nait pas méchant, il le devient par nécessité …

Et le souvenir d’un cheval n’a pas de limite. Il associe très vite, l’humain, le matériel, les lieux…. à une mauvaise expérience passée. Même si son environnement est serein, un élément peut vite lui rappeler ce qu’il a endurer par le passé.

Mais bon, durant tout ce temps, j’étais moi-même ignorante …  Limite, je trouvais « ça » normal de la part d’un cheval … Sortant d’un enseignement club, nous avons rarement l’occasion de côtoyez des chevaux mentalement et physiquement équilibrés, sans pour autant qu’ils soient éteint, léthargiques et/ou totalement soumis ou bien, speed, méfiant, mordeur… en défenses perpétuelles.  Normal quoi ! À l’époque, je pensais que c’était la nature profonde du cheval d’être comme ça. Peut-être même que c’était dans ses génes … lol !

En club, j’y ai appris  à régler mes propres soucis de cavalières afin de montrer un laisser-paraître honorable aux yeux des autres, en tentant désespérément de monter les chevaux dans l’attitude que le monsieur dit être la bonne dans le petit manuel du « bon » cavalier FFE (à rappeler : le summum de la mode « club » : avoir un cheval placer coute que coute car ça fait chic ! »).  Là, tous les coups sont permis, voire même fortement conseillés par notre cher moniteur : droite/gauche avec les rênes ; éperons associés au mors sévére pour « mieux le faire céder » (… mouarf !) … tous ça, joyeusement agrémenté de toutes ces émotions équestres clubinistes que sont la frustration, l’envie, la colère… et j’en passe !

Qu’apprenons-nous réellement en club :

– le cheval doit avoir telle attitude etpic’esttout,

– Si l’on met le pied là, la main là, l’oreille là, le petit doigt de pied gauche là … le cheval doit faire ça ! (on s’en fou de son âge et encore moins de son niveau de dressage ou de ses capacités physiques  …)

– le cheval n’a pas le droit de broncher, sinon on lui montre qui est le chef ! voire, on lui en colle une, non mais … On va pas se laisser emmerder non plus, on est là pour paraître et il en va de notre « réputation » …

– nous avons le droit (et c’est fortement conseillé et même au programme des galops … lol !) d’utiliser et de tester tous les outillages à poulies, à levier, à enserrement …  « pro-équestres » pour arriver à nos fins ;

– le cheval n’est pas un être pensant, donc il n’a rien à rien à nous apprendre… on est le seuuuuul cheeeeef à bord !!

– le cheval n’a jamais mal … il se fou de notre gueuleeeeee !

– le cheval n’est jamais dans l’incompréhension… Il se fou de notre gueuleeeee !

– le cheval connait le manuel FFE par cœur dés son débourrage … c’est un pack ! une fois qu’on a mis les fesses dessus, aucune raison qu’il ne fonctionne pas comme tous les autres chevaux … et si un jeune se met en refus, il se fou de notre … gueuleeeee !

– le cheval est toujours d’humeur et de capacités physiques égales… si il ne veut pas faire… il se fou de notre gueuleeeeee !

– Il est normal et d’usage qu’un cheval pas monté depuis 3 jours apprenne à son cavalier à voler … puisqu’il se fou de … notre gueuleeee !

C’est à croire que tous les chevaux se lévent le matin en se disant « qui je vais faire chier aujourd’hui ? « 

… oui ! dis comme ça, ça devient « drôle »… mais avouez qu’on est pas si loin que ça de la réalité 😉

Or …

Le cheval est un être d’une sensibilité bien supérieure à la nôtre.

Le cheval est un animal pensant.

Le cheval a des limites physiques.

Le cheval malgré sa masse n’est pas à l’abri d’un problème  ostéopathique.

Le cheval a besoin d’un dressage spécifique selon son niveau, son âge, sa morphologie.

Le cheval a besoin de comprendre avant d’offrir un mouvement.

Le cheval a besoin d’un harnachement adapté à sa taille et confortable. Vous n’auriez pas l’idée d’aller courir dans une paire de basket avec 2 pointures en moins  ou de mettre les chaussures de votre conjoint …

Le cheval n’est pas un jouet que l’on met en boite et que l’on sort une heure par jour. Il a besoin de contacts sociaux avec ses congénères, de marcher des kilomètres, de se sentir libre et non contraint.

Le cheval ne comprend pas la colère, l’acharnement… il a besoin de calme pour utiliser toutes ses capacités motrices et toute sa réflexion.

Le cheval vit très mal le stress qui le fait revenir immédiatement à son instinct primaire : la fuite ou/et la fermeture d’esprit !

Le cheval si il ne peut pas fuir, attaquera, se débarrassera du boulet qu’est son cavalier, se mettra à mordre, se mettra debout… simple instinct de survie !  Ou bien se stagnera et refusera de bouger d’un sabot.

Le cheval ne naît pas méchant, il le devient par nécessité face à l’ignorance de l’humain….

Le cheval est capable d’une volonté extrême pour comprendre et faire plaisir à son cavalier.

BREF ! autant de besoins qui doivent être respecter pour que nos compagnons se sentent bien dans leur peau de cheval. Si tel n’est pas le cas, il peut dialoguer et se METTRE EN DEFENSE pour sa propre sauvegarde physique et mentale. Quand on abuse, il le dit, ni plus ni moins !

Seulement voilà, dans l’enseignement actuel,  rien ne nous prépare à ECOUTER nos chevaux, rien ne nous prépare à prendre en considération qui est ce noble animal, quels sont ses besoins, son fonctionnement mental et pire physique…  encore moins quel serait un entrainement respectueux de ses besoins de cheval, selon son niveau de dressage et surtout selon son âge …

Ce manque de savoir peut nous porter préjudice,  lorsque nous devenons cavaliers-propriétaires, en quête d’un relation et d’une équitation harmonieuse. Nous achetons (souvent) des chevaux « vivants » (traduisez n’ayant pas été soumis et eteint) ou jeunes, n’ayant pour seul désir de se faire écouter et capable de monter fort en dialogue si tel était le besoin. Et nous nous retrouvons dans la frustration de ne pas pouvoir vivre notre rêve malgré les tonnes de carottes quotidiennes ou le zoli tapis rose que l’on achète à nos doudous… quels ingrats tout de même !

Plus sérieusement, d’une certaine manière, ce manque de connaissance peut nous mener jusqu’aux dangers et à de grandes désillusions.

Pourtant, le cheval ne va pas monter fort en défense tout de suite. Il va tenter un dialogue en émettant des signaux mentionnant SON problème, et cela commence à pied. Il va refuser de se mettre à main droite car c’est une main qui lui est inconfortable voire douloureuse. Il va se contre-incurver, car sa rectitude n’a pas été travaillée. Il va refuser de prendre le galop, ou le prenant en se précipitant, car son équilibre est encore trop précaire…. Puis dans la pratique de notre sport : Il va refuser de mettre son filet, car il a mal ou a le souvenir d’une équitation non respectueuse et douloureuse, d’une embouchure non adaptée. Il va mordre au sanglage, car sa selle peut être inadaptée ou bien l’a position de son cavalier lui est inconfortable/douloureuse. Il va refuser en bougeant que le cavalier mette le pied à l’étrier.  Il va refuser de sauter car l’obstacle est trop haut, car sa locomotion est génante pour sauter, car il a mal à la réception.  Il va s’appuyer sur la main car il est naturellement sur les épaules. Il ne se place pas, car le placer est l’aboutissement d’un long travail de plusieurs années offert par le cheval prêt à le faire physiquement et mentalement et non obtenu par la main d’un cavalier à l’égo surdimensionné.  …. Bref ! les chevaux ne sont pas des bêtes féroces…  Ils ont juste des besoins personnels, selon leurs expériences, leur physique, leur âge. Ils font ce qu’ils peuvent avec déjà, leur propre corps et par la suite avec le tact équestre et l’équitation du cavalier.

Une  défense n’est que la traduction d’un dialogue que le cheval veut nous faire passer… à nous d’entendre, de comprendre et de trouver une solution aux petits signaux envoyés avant de nous retrouver avec des monstres dangereux qui feront tous pour se faire comprendre, parfois,  au détriment de notre sécurité…

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Pakita en plein dialogue « non ! je ne veux pas galoper à cette main »… 2013

Forcément, si face aux efforts de communication de notre 4sabos, la  réponse reste « fermes là, je veux pas le savoir, je t’ai demandé de faire « ça » … oups ! Nous pouvons prendre, sans le vouloir, et plus rapidement que nous le pensons,  le grade d’ennemi public numéro 1.

Malheureusement, un cheval qui rentre dans un dialogue de défenses violentes va le faire en quelques séances… et il faudra des années pour l’en sortir totalement.

Les défenses ne se « soignent » pas à coup de renforcement négatif, à coup de contrainte matériel, à coup de contrainte mentale, ou même dans le jeu de « qui commande » … Dans ce cas, nous ne réglons pas leur problème, nous le masquons. Cela revient à lui dire « je ne veux pas entendre parler de tes problèmes ».  Nous ne faisons que mettre un pansement qui va nous sauver la mise quelques temps. Pour exemple, un cheval qui « embarque », le fait par déséquilibre physique, car il ne peut pas faire autrement au vue de son niveau de dressage. Lui mettre un mors plus fort ne fera que lui apporter une béquille provisoire jusqu’à ce qu’il perde en sensibilité de la bouche et qu’il recommence à nouveau avec encore plus de ferveur car le problème de base n’aura aucunement été résolu par la force.

Il n’y a qu’une seule manière de les soigner : ECOUTER son cheval, car il a toujours raison.  Lui seul sait si nous allons trop loin, si quelque chose le géne, lui fait mal, si il est prêt physiquement à aborder l’exercice, si mentalement cela ne lui rappelle pas de mauvais souvenirs…. C’est donc en nous posant les bonnes questions et non pas en rentrant dans le cercle bête et vicieux de la contrainte où le cheval sera toujours l’heureux gagnant que nous pouvons nous sortir grandis (à deux) des situation difficiles.  C’est à nous de chercher à le comprendre « pourquoi » « que veut il nous dire », de chercher à l’aider,  de la rassurer dans ses difficultés.

… nous devons former un COUPLE où aucun des deux ne prend le rôle de dictateur, où le dialogue et la compréhension sont omniprésents, où l’erreur/incompréhension  humaine est à 99% toujours la cause du dialogue. Nous voulons régler NOS problèmes, commençons par régler les leurs…

Avec les « nouvelles méthodes », nous entendons souvent « oulà, fait attention faut rien lui laisser passer, il te respecte pas … »… c’est un peu la réponse à TOUS les problèmes !! J’ai même, par le passé, entendu dire « oulà, ta jument ne te respecte pas dans son travail » et même « Oulà !  faut la reconnecter (traduisez… il faut lui demander un désengagement … biens sur avec les problèmes physique qu’elle avait déjà au niveau des hanches) elle te regarde pas, elle regarde à l’extérieur »… hum ! Avec les problèmes physiques, les douleurs dues au manque de rectitude, au manque d’équilibre, au manque de souplesse, au manque plaisir corporel qu’elle avait, ne serait pas plutôt moi qui ne la respectais dans son intégrité physique ? Elle avait toutes les raisons de contester ma manière de faire ! D’autant qu’un cheval dyssimétrique fait ce qu’il peut avec son corps, normal qu’il se contre-incurve en regardant vers l’extérieur … Il ne peut pas faire autrement sans avoir acquis la rectitude, l’équilibre, l’impulsion. Mais voilà, les enrennements et autres outillages de contraintes sont au programme, contrairement aux connaissances concernant la belle et bonne locomotion naturelle et aux réels besoin de nos chevaux  … cherchez l’erreur !

Qui est demandeur ? Qui a besoin de la volonté de l’autre ? Qui doit commencer à respecter l’autre car il est sensé appartenir à l’espèce intelligente ?  Avons-nous cette capacité physique à contraindre un cheval ? Ne recherchons nous pas tous, la légèreté, la décontraction, la relation idyllique, l’harmonie ? (… peut-être pas tout le monde, après tous, il faut pour ça oublier son égo et savoir faire preuve de compassion envers son partenaire équin… )

Si nous apprenons à interprété ce qu’on appelle un peu vite,  des signes de dominance, ou d’insoumission ; si nous réfléchissons à SON problème au lieu de penser aux qu’en dira-t-on ou à l’objectif du mouvement que nous avons demandé ; si nous allons dans SON sens au lieu de penser à notre égo et à notre réussite ; si nous l’aidons à solutionner son problème dans le calme, la compassion et sans contrainte ; si nous savons l’attendre physiquement et mentalement … alors, nous avons de grande chance de transformer notre monstre incompris en un amour de cheval reconnaissant… Et magie !! En plus,  nous réglons par la même NOS problèmes de cavaliers.

Si ce sujet me tient à cœur, ce n’est pas pour montrer du doigt qui que ce soit. J’ai été moi aussi ignorante. J’ai moi aussi pensé durant un temps que Pakita faisait tout ça par  manque de volonté, qu’elle était feignante, qu’elle était dominante de nature et bien sûr qu’il fallait coute que coute la soumettre pour ma propre sécurité ! J’ai entretenu son agressivité tout simplement car  je ne l’écoutais pas. Elle dialoguait et je lui répondais « vilaine jument dominante, fermes là, hors de question que ce soit toi qui décide ! » … triste réalité, mais heureusement que nos chevaux ne connaissent pas la rancune … il est toujours temps d’ouvrir les yeux !

Pakita est le  genre de personnalité équine qui ira jusqu’à l’attaque physique plutôt que d’accepter la soumission, il faut savoir prendre sa leçon d’humilité, à  moins de courir à coup sûr à l’accident. Pakita a su monter fort en dialogue. Malheureusement, beaucoup de gentils chevaux finissent par accepter leur triste sort et à s’éteindre. D’autres deviendront définitivement dangereux et finiront pour beaucoup à la boucherie… tout ça par manque de connaissances … Dommage !

Je ne peux que sourire maintenant lorsqu’on me dit « mais ta jument est adorable » … « oui, oui ! pour une ancienne jument « dangereuse » … les gens doivent penser que je l’ai bien soumisse … lol !

Je ne remercierais jamais assez  Pakita pour toutes ces défenses, ce dialogue parfois musclé qu’elle m’a imposé pour me dire que j’étais dans l’erreur et qu’un cheval est tout à fait capable  d’offrir généreuse malgré une infime douceur … mais … à condition de savoir les écouter et de ne pas les laisser seuls avec leurs problèmes. Elle m’a appris à la finesse, la remise en question, la vrai compassion de l’autre, le vrai partenariat égalitaire dans le respect et l’écoute mutuelle …

J’avoue avec le recul, que son agressivité était telle que d’une certaine manière, la peur que j’avais dans ces moments-là m’ont permis ne pas agir en bonne cavalière club que j’étais alors… je le reconnais et maintenant, j’en suis fière et heureuse. C’était la seule solution.   Je savais que je courais à l’accident si j’avais le malheur de sortir l’artillerie lourde (ce qui m’a pourtant souvent été suggéré à l’époque !). C’est ce qui a sauvé notre relation au tout début. J’ai lâché prise sans même m’en rendre compte en retirant le mors et la selle. J’étais intimement persuadée qu’il y avait une autre manière de faire. Nous avons tâtonné durant des années et appris l’une de l’autre à nous refaire confiance.  Cela nous a permis d’engager doucement mais surement un dialogue et surtout une compréhension qui n’ont cessé de grandir au fils des années. Peut-être qu’avec un cheval plus cool, je n’aurais pas eu cette attitude (jugée pour beaucoup comme de la faiblesse …  ! lol). Mais mes rêves étaient déjà tournés vers une autre idée du partenariat que celui enseigné en club…

Il m’a juste fallu le temps pour réapprendre un savoir-être adapté à Pakita,  dont je ne soupçonnais même pas la possibilité. J’ai compris SES problèmes et elle m’accorde au quotidien la joie d’une relation équilibrée, respectueuse basée sur la confiance. C’est aussi « simple » que ça …  Un cheval ne fait jamais quelque chose sans aucune raison… Ne tombons pas dans l’anthropomorphisme… Le cheval a un mode de fonctionnement bien plus sain que le nôtre…  Quand il a quelque chose à dire, il le dit à sa manière.

Si vous voulez retrouver le dialogue perdu, écouter votre cheval, réfléchissez à deux fois avant d’utiliser la contrainte despotique pourtant si « normale » dans le monde équestre, et ce, quitte à remettre en question les paroles de toutes personnes qui vous conseillent la force plutôt que l’intelligence. Ceux là ne goûteront jamais à l’harmonie…

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Une réponse à “Les défenses … un dialogue précieux

  1. Bonjour,
    c’est une vraie relation que la défense de nos chevaux est une « science » qu’il nous faut apprendre, nous. Que c’est simplement une attitude à un instant donne pour une action donnée que NOUS avons mal demandé.
    Nos chevaux nous aiment parcequ’ils sont plus sensibles que nous et ravis de nous faire plaisir et d’avoir de la défiance si ce que nous faisons ne leur convient pas physiquement et ou moralement.
    Par exemple avant-hier Doc à eu un sentiment bizarre. Je l’ai pansé en dehors du pré avec ses amis ( oui je sais, je m’exprime mal) et quand je l’ai ramené il était pas normal avec Bailé, il le poursuivait au pas pendant au moins 1/4 d’heure. On a même été obligé d’aller dans le pré et gentiment de lui faire perdre cette situation. Ça a marché. Hier, après l’avoir monter, je l’ai ramené au pré et j’ai décidé que je devais pense à lui, ne pas dire bonjour aux autres, ne pas les caresser. Je suis restée près de lui, je lui est donné un peu de foin, je l’ai rassuré un bon moment. Quand je suis partie, il me regardai et j’ai compris qu’il avait seulement besoin que je sois la pour lui, et lui seul, il était détendu. J’ai regardé de loin, pas de soucis puis en partant en voiture il était calme et chose auquel je ne pensait pas Doc était simplement calé avec le troisième, Rêve, et Bailé était loin de lui. Je crois que j’ai bien fait d’agir ainsi. À voir aujourd’hui si cela se passe mieux.
    Anne

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