Demande à ton cheval – Conversation avec Donald Newe – Françoise Anstett

donald newe

Mot de l’éditeur :

Savoir nouer une relation privilégiée avec son cheval ! Faire le choix de la confiance et du respect mutuel pour obtenir des résultats impressionnants et durables. Gag,er en plaisir et en sécurité en pratiquant une équitation naturelle. Fruit d’une rencontre entre Françoise Anstett, présidente de l’association Clic-Cheval et le »chuchoteur » Donald Newe, membre de l’Equine Behaviour Forum et du Classical Riding Club, ce livre aidera tous ceux pour qui le rapport de force avec le cheval n’est pas une fin en soi et qui aspirent à une véritable compréhension mutuelle. 

Un livre lu il y a deux ans… A cette époque, j’étais encore bien loin de mes convictions actuelles et le mot « dominance »  était encore trop présent dans mon équitation pour avoir pu savourer pleinement cette lecture. Je rêvais d’harmonie, mais je ne connaissais pas encore les merveilleuses capacités de reflexion, de volontarisme dont un cheval est capable pour le simple plaisir de partager avec son cavalier.

Je viens de le relire et ces écrits m’ont semblé tellement logiques, tellement en accord avec ce que je vis au quotidien avec  Pakita. Françoise Anstett nous livre les propos de Donald Newe comme un véritable hymne à la simplicité, à la sincérité et à la bonne volonté de nos chevaux qui ne peuvent que nous faire réfléchir sur l’importance la place que nous leur réservons dans notre relation homme/cheval.

Que dire de plus ? … quelques extraits seront certainement plus parlant qu’un long résumé :

« Etre là pour lui …  » ! oui et pas seulement pour lui assurer le gîte et le couvert, même assorti d’un confort sanitaire correct. C’est drôle, mais dit comme ça, cela parait tellement évident… /… D’autant que cela nous coûte les yeux de la tête de régler sa pension, de payer les ferrures, les vaccins, le vermifuges et autres friandises que nous lui apportons régulièrement … Si l’on fait cet effort, est-ce que  cela ne veut pas dire que « nous sommes là pour lui » ? Sans doute intentionnellement, mais peut-être pas réellement. 

Comment créer ce lien ? Peut être en se demandant tout d’abord s’il n’est pas contradictoire de vouloir être aimé de son cheval et de chercher systématiquement, par nos comportements, à le dominer, à le soumettre ? 

D’ailleurs, comment ne pas s’interroger à la fois sur les conséquences de certaines soumissions infligées au cheval et sur ce qu’à l’inverse on peut obtenir avec beaucoup d’amour ? 

« La caresse, c’est pour le cheval un peu comme dans la « vraie vie », ce n’est jamais assez… on ne caresse jamais trop ! »

« Amour, patience, gentillesse, compréhension, plaisir, loyauté, sincérité, respect, connaissance, logique, contrôle, fermeté … Une fois que tu possèdes ces outils, tu apprends toute ta vie lequel utiliser et à quel moment. Avec eux, tu travailles sur trois parties essentielles chez le cheval : Le mental, le physique, l’émotivité »

– Pour le mental, il te faut t’interroger : Est ce que mon cheval comprend ce que je lui demande ? C’est la base même du programme

– Pour le physique, les bonnes questions sont : est ce que mon cheval est assez fort et capable physiquement de réaliser ce que je lui demande ? A t’il suffisamment pratiqué et développé sa coordination pour être constant dans ses résultats ? 

– Quant à l’émotivité, elle nous  oblige à veiller à ce qu’un tiers des exercices que nous proposons lui permettent de défouler son excitation puis de retrouver son calme. Ainsi nous pouvons apprendre à le calmer lorsqu’il s’excite. 

Les chevaux sont tous pareils mais aussi tous différents. Ce sont des individus avec un caractère, des désirs, des besoins… comme toi et moi. Chaque cheval à ses propres problèmes et aussi les mêmes problèmes que la plupart des chevaux. Chaque problème doit être considéré et réglé pour que l’animal puisse s’épanouir, et avec lui, la relation avec son cavalier. 

Xénophon y est cité : « Si tu frappes un cheval, tu n’en obtiens pas plus de beauté que si tu frappes un danseur avec un fouet… » 

Réussir cette nouvelle relation, c’est commencer à changer notre attitude, notre approche vis-à-vis du cheval, c’est le considérer différemment c’est à dire comme un ami, un partenaire, non plus comme un animal soumis. Par exemple, c’est intrinsèquement ne pas se dire « qu’est ce que le cheval peut m’apporter ? », mais plutôt « qu’est ce que je peut lui apporter ? ». On instaure ainsi un principe naturel chez lui, le principe de coopération. 

« … paradoxalement plus je mettrai d’étapes entre le début et le but à atteindre, plus vite j’atteindrais ce but… » 

Une autre citation de Daniel Goleman : « le leadership n’est pas la domination mais l’art de persuader les individus de travailler dans un but commun »

Ce livre n’est aucunement une méthode de travail, mais il permet de se poser les bonnes questions … à lire et à relire …

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