Respect, dominance … Deux mots que vous avez dû croiser sur quelques-uns de mes articles… Je tiens ce blog depuis maintenant un an. Durant ces deux dernières années, et surtout cette dernière année,  mes convictions  ont grandement évolué.

Ce blog étant écrit au jour le jour, il est également évolutif … 

 Pakita et Patou

Je pensais éditer quelques articles pour changer quelques phrases. Mais j’ai réfléchi. D’une part, cela me prendrait beaucoup de temps et d’autre part, ces changements de convictions font partie intégrante de mon histoire avec Pakita. Sans elle, je n’aurais jamais autant évolué..

Ma prof m’a toujours certifié qu’un cheval n’avait absolument aucune envie de dominance sur l’homme, comme sur aucun de ses congénères d’ailleurs… Mais je ne prends jamais pour argent comptant ce que l’on me dit. Je dois le tester et en parler avec Pakita avant … Il faut laisser le temps aux idées nouvelles pour faire leur chemin !

Il y a un an, je pensais que notre relation s’était grandement améliorée par une sorte d’habituation à deux où chacune avait trouvé sa place, mais que Pakita avait toujours ce fond dominant. Il n’en est rien bien sûr.

Il faut dire que son comportement par le passé pouvait en apparence laisser des doutes sur ses intentions. Ses défenses, ses attaques pouvaient laisser penser qu’elle voulait « commander » et qu’elle refusait le travail par défi.

J’ai changé ma façon de lui demander les choses. J’ai laissé de côté les méthodes. Et surtout au fil des jours, j’ai totalement oublié qu’elle était (comme je le pensais) dominante. Je n’avais tout simplement plus aucune raison de le penser. Elle est devenue volontaire, adorable… la jument rêvée. Certes qui cause de temps à autre, mais ce n’est plus que du positif et j’accepte son dialogue.

Ne voyant plus Pakita dominante du tout, je me suis dit que peut-être le respect était acquis et qu’elle ne cherchait plus à contester, qu’il en serait peut être pas de même avec d’autres chevaux inconnus. On ne change pas 20 ans de conviction et de croyances sans se poser de question….

Et puis j’ai eu la chance d’avoir la longe de deux autres chevaux quelques peu difficiles avec leur propriétaire. A ma grande surprise, aucun ne m’a montré de signe d’irrespect, ou même de tentative, quelques incompréhensions, tout au plus. Mais j’ai moi-même changé de mode de fonctionnement face à un cheval. Toujours pas convaincue pour autant  à 100%.

Une réflexion m’a convaincue … Si vraiment Pakita était dominante à ce point, mon lâcher-prise  de ces derniers mois aurait du engendrer une envie de sa part de « prendre le dessus » car vraiment, mon travail est maintenant à l’opposé de ce que l’on a fait par le passé, via les demandes aux phases. Si cette histoire de besoin de pouvoir tenait la route, elle aurait du profiter de cette période… elle n’en a rien fait !  … Le concept de dominance ne tient donc pas la route !

Son apparente dominance n’était qu’en fin de compte le résultat d’un sentiment d’agression  amplifié par mes exigences quelque peu autoritaires car « je ne voulais pas perdre la partie et ma place dans la hiérarchie ».

Mon regard à totalement changé à son égard. Je la sais maintenant volontaire, attentionnée et toujours dans la recherche de me faire plaisir. Elle se mettrait en 4 pour me faire plaisir et répondre à mes propositions. Sa nature profonde n’a jamais été d’être une jument dominante. Son traumatisme passé avec les humains l’a juste mise dans l’obligation de se protéger. Ignorante de la vraie nature des chevaux, je m’étais juste mise dans l’idée qu’il fallait que je la domine pour obtenir quelque chose d’elle. En somme, une idée pas si lointaine que ça des méthodes clubs que je fuyais.

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