Oeuvres complètes – Nuno Oliveira

Nuno oliveiraBiographie : Nuno Oliveira (1925-1989) est LE maître (équestre) du XXe siècle. Il considérait l’équitation comme un art plus que comme un sport, et c’est en artiste qu’il façonnait chaque cheval comme un sculpteur crée son œuvre. Tous ceux qui l’ont connu assurent qu’un cheval changeait d’apparence dès qu’il se mettait en selle. Il tirait de chacun le meilleur, assurant qu’une fois la technique acquise, c’est avec son cœur qu’il fallait monter à cheval.

Le charisme de ce personnage m’a marqué depuis l’adolescence. C’est, je pense le cavalier qui a fait naître en moi la passion du dressage. La légereté, l’humilité, l’amour envers les chevaux qu’il a développé jusqu’à son paroxysme a toujours été un modèle dans ma vie de cavalière.

J’ai lu ce livre lorsque j’ai acheté Pakita. J’étais encore bien loin de comprendre toutes les notions techniques concernant, l’impulsion et la rectitude, base de toute belle équitation. Ce livre est un hymne au respect du cheval.

C’est avec grand plaisir et bien plus de compréhension que je suis en pleine relecture de cette oeuvre du XXe siècle.

A mes yeux, Nuno Oliveira a été (et restera dans la mémoire de beaucoup),  le plus grand homme de cheval du siècle dernier.  Son humilité et l’amour qu’il portait à ses chevaux se rapproche plus de la poésie que de l’équitation.  Un ouvrage qui pour moi est une véritable référence et vers lequel je reviens toujours …

dessin nuno oliveira

Quelques citations du Maître  :

« La médiocrité ne fait pas partie de l’amour. Et sans amour on ne peut pas créer une oeuvre d’art »

« Les cavaliers qui tiennent leurs chevaux sont des cavaliers insignifiants et jamais n’arrivent à rien. Les cavaliers qui laissent leurs chevaux libres sont ceux qui peuvent goûter les délices de l’art équestre… « 

« L’équitation, ce n’est pas la recherche du succès en public et l’autosatisfaction après quelques applaudissements, ce n’est pas non plus plaire à tout prix à un jury de concours, c’est le dialogue en tête-à-tête avec le cheval, c’est la recherche de l’entente et de la perfection. « 

« Un cheval dressé est un cheval souple, agréable à monter, heureux, et non un cheval qui fait des gesticulations. » 

« Délaissez un peu la technique et monter avec votre coeur »

« Il faut sentir et aller jusqu’à l’émotion »

« Si votre cheval s’énerve, ne vous fâchez pas. Caressez-le de la voix. » 

« N’exigez pas toujours que le cheval donne le maximum. Sachez attendre qu’il  en soit capable. »

« Si un jeune cheval fait bien un travail simple, sachez apprécier sa bonne volonté ; si un vieux cheval vainc ses raideurs pour vous satisfaire, sachez l’apprécier aussi. Si vous êtes uniquement à l’affut des points, si c’est votre seul critère de contentement ou de déception, mon équitation ne vous intéresse pas. « 

« Le secret, en équitation, c’est d’agir peu et à propos. Plus on fait, moins ça va. Moins on fait, mieux ça va… »

« Si en montant un cheval, on ne sent pas s’il et ce jour là plus décontracté ou plus raide, si l’on ne sait pas d’où vient cette rigidité, l’équitation n’est pas pratiquée comme un art. Il n’y a aucun intérêt à forcer un cheval à exécuter tel ou tel mouvement. Aucune valeur non plus. Cela ne montre que l’imbécillité  la sottise et la vanité de celui qui le monte. Une leçon donnée à un cheval, c’est avant tout une gymnastique rationnelle qui rend son corps décontracté et apte à exécuter sans effort tel ou tel mouvement. « 

« Quand par exemple, on veut terminer une leçon par un exercice plus difficile, ou en commencer l’enseignement, les mouvements qui sont précédés doivent l’avoir préparé physiquement et moralement. Ce qui est important, c’est que la dose d’exigence ne soit pas excessive et que le cheval finisse la leçon avec l’envie d’avoir à exécuter  un peu plus longtemps ce que lui avait été demandé. » 

« Ce n’est pas la montre qui détermine la longueur d’une leçon. C’est l’intelligence du cavalier qui doit déterminer quand et comment cette leçon doit finir. »

 » Je demande aux cavaliers qui me lisent et qui dressent leurs chevaux de regarder leur monture lorsqu’ils mettent pied à terre après une séance de travail, de contempler, son oeil et de faire un examen de conscience pour se demander s’ils ont bien agi envers cet extraordinaire être vivant, ce compagnon adorable : le cheval »

« L’art, c’est la sublimation de la technique par amour. L’amour , afin qu’après la mort du cheval, vous ayez gardé en votre coeur le souvenir de cette entente, de ces sensations qui ont quand même élevé votre esprit au-dessus des misères d’une vie humaine »

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