Dresser sans-mors … est ce possible ? et jusqu’où ? … Introduction.

IMG_5467rsUne question que je me suis bien souvent posée …

Une question que l’on croise de plus en plus souvent sur les forums et qui crée à chaque fois de grosse polémiques.

Toutes ces lectures m’ont fortement mise dans le doute. On n’oublie pas non plus, des sensations d’une vingtaine d’année en quelques mois. D’autant que tous les chevaux que l’on voit monter sans-mors ou avec cordelette sur le net, ont été dressés avec une embouchure. Il n’y a rien de spectaculaire en soit à retirer le mors d’un cheval déjà mis. Il connaît son boulot et l’effectuera de la même manière à partir du moment où le cavalier à un niveau suffisamment avancé pour maîtriser le langage de son corps et de son énergie.

Ce qui m’intéresse, c’est de progresser de A à Z sans  mors. Mais je n’ai malheureusement jamais trouvé d’exemple à suivre à ce jour… Aidée de ma prof, et bien sur de ma jument sans qui je ne serais qu’une moitié de cavalière, je vais donc poursuivre ce petit défi et voire où cela nous mènera.

Je n’aime pas « sauter » dans une mode ou l’autre, sans avoir fait le tour de la question en y adhérant par ce que untel ou untel le dit, ou pire, par ce que c’est à la mode de suivre tel tendance. Je trouve autant de source d’inspiration dans l’éthologie que dans le dressage « classique ». Je suis en recherche perpétuelle de l’association des deux, et ce, pour le plus grand plaisir de ma jument qui sait me le rendre à travers la relation que nous avons tissé mois après mois durant ces 5 dernières années.

Je ne fais donc pas parti des clans « sans mors à tout prix ». J’ai vu autant de cavaliers monter dans un esprit de contrainte qu’ils soient en filet ou en licol corde. Tous est histoire de tact et de philosophie. Monter sans mors ne prouve rien de plus à mes yeux. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas ressenti le besoin de remettre le mors, c’est tout !

J’ai bien eu quelques faiblesses sur le chemin de mes questionnements …
Mais comme toujours, ma jument m’a montré certaines choses qui m’a convaincu que c’était possible. Je soupçonne ma prof de lui avoir soufflé dans l’oreille qu’il était temps de me montrer … lol

Je ne me permettrais pas de m’avancer, au jour d’aujourd’hui, en affirmant que l’on peu aller jusqu’en haute-école. Pour cela, je dois poursuivre le long chemin débuté en août 2011… Ce blog est le fruit de ma propre expérience et n’a aucunement pour but de critiquer d’autres manières de faire. Comme j’aime le dire « chacun voit midi à sa porte ».

Même si comme beaucoup, la haute-école me fait rêver, ma priorité restera notre relation. Et nos limites seront celles des capacités physiques de ma jument, avec mors ou pas …
Il est à préciser que le but ultime est bien entendu le rassembler … que nous commençons gentiment à préparer… la suite à venir pour les beaux jours …

Notre progression actuelle est déjà au-delà de mes simples espérances de cavalière de loisir. N’ayant jamais eu l’occasion de monter un cheval de Haute-école, et même (sans vouloir devenir grincheuse) une cheval mis correctement en Basse-école, chaque mois qui passe m’offre son lot de sensations nouvelles et de découvertes. Je dois tous cela à ma prof qui a su nous guider et sans qui je n’aurais pas su mener à bien la rééducation fonctionnelle de ma jument.

Ne pas avoir vraiment d’objectifs précis, ne pas connaître à l’avance les nouvelles sensations que ma jument va me faire découvrir, ne pas avoir de programme défini (ma prof nous délivre à chacune de ses venues une petite pièce du puzzle) et encore moins de date à tenir pour la réalisation de nos rêves, nous permettent simplement de savourer à deux l’instant présent. Chaque jour est un émerveillement. Il m’arrive souvent de me souvenir de nos débuts…  Pakita était (on peut le dire) « handicapée » et particulièrement agressive.
Donc tous ce qui viendra dans les mois à venir ne sera que du bonus…. Mors ou pas !

Ma quête de « vérité » sur les questions du sans-mors, commence à prendre forme. Et c’est avec grande conviction que je vois qu’un mors ne nous apportera pas grand chose de plus actuellement… Précisons qu’il s’agit de NOTRE quête et que cela n’engage bien sur que moi… et ma jument !

Cela ne veut pas dire que je rejette l’idée du mors. Selon nos progrès, nous aviserons au fils des mois. Mais il y a bien d’autres fondements à travailler auparavant … .

Publicités

4 réponses à “Dresser sans-mors … est ce possible ? et jusqu’où ? … Introduction.

  1. Moi je connais une cavalière qui a fait tout le travail de A a Z sans mors . Elle s’appelle Émeline Feltrin. Elle a dresser son cheval Tatoo un frison sans mors et aujourd’hui elle obtient un dressage de qualité ¨¨ Elle a un facebook et vous pouvez si le sujet de l’equitation sans mors vous interresse nous rejoindre sur notre groupe facebook  » vers une équitation sans mors » vous y retrouverez Emelinne et bien d’autre, a bientot

  2. Bonjour

    Quel plaisir de voir que l.on n.est pas seul !
    Ma juju de 6ans, qui n.a connu que le licol cordelette, ne progresse pas en équilibre.
    J’ai alors cherché un instructeur et je me sui heurtée au  » mors »!’, pour eux indispensable..

    On a trouvé un terrain d.entente sur le travail en longe en licol plat ,et j.espère que je vais pouvoir lui apprendre à se tenir,.

    Quels conseils aurais tu pour moi?

    Je suis dans l’Hérault.
    À bientôt
    Pascale

    • Bonjour Pascale 🙂
      Moi aussi ça me fait toujours plaisir de faire connaissance avec des cavaliers qui montent sans mors 😉
      J’ai la chance d’avoir une prof qui n’est ni pour le mors, ni pour le sans-mors mais pour la communication et le dressage de légereté.
      Le mors n’est aucunement (en belle équitation classiquen, mais cette équitation se perd malheureusement au détriment de cette équitation de contrainte et de bidouillage) un moyen d’équilibrer nos chevaux. Il ne doit aucunement être utiliser pour « remonter » mécaniquement l’avant-main. L’équilibre vient d’un ensemble de modifications ostéopathique et musculaire et surtout naturelles.
      Plusieurs « méthodes » sont utilisées.. étant sans mors, je ne peux certainement pas adhérer aux idées bauchéristes (c’est un fait évident ! hihi). Donc c’est la deuxième option que j’ai choisi : renforcer les postérieurs, les abdos, la ligne du dessus et « créer » la remontée du garrot entre les scapulas via le travail en extension d’encolure, afin que Pakita trouve son équilibre SEULE. Tout le travail a été fait à pied, en longe (pas en cercle au début, mais en ligne droite… donc je marche avec elle), sans aucun enrennement et sans un mors depuis 5 ans.
      Ta juju a 6 ans, elle risque encore de grandir un peu. Si tu veux mon avis (et sur ce point, tout le monde ne sera pas d’accord … d’où certains qui te diront : il faut un mors !), c’est le travail en extension d’encolure qui permettra à ta juju de trouver son équilibre de manière naturelle.
      Il y a plusieurs articles à ce sujet sur mon blog dans la rubrique « Découvertes et dressage côté cheval ».

      Cet texte (« dresser sans mors… est ce possible ? ) …) date déjà d’il y a un ans. Je me posais beaucoup de questions… j’ai trouvé MES réponses. Ou pour être plus juste, Pakita m’a montré les réponses ( 😉 ) et à chaque découverte, j’ai fait un petit article, avec mes mots et avec mon niveau équestre du moment.

      Dommage, tu es loin … je suis dans le Sud Seine et Marne 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s